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Livre XVII. Indes occidentales.
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COBAN, SACLl'C, FLORES.

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jusqu’aux Altos de Quczallenango, mais jusque dans le Nicaragua , où ilsvendent des hamacs en fils d'agave qu’ils teignent de couleurs vives.Une bonne route charretière qui se dirige au sud-est, puis à l’est parles villages de Taetic, Tamahù, Tucunî, Teleman, aboutit au port lluvialde Panzos, d’où un petit bateau à vapeur transporte les denrées au GolfoDulee par le cours sinueux du rio Polocbic. 11 ne reste plus de traces dela ville de Nueva-Sevilla, que les conquérants avaient fondée en lî>44 prèsde la bouche du Polocbic, mais que les moines dominicains liront aban-donner quatre années après, parce que les habitants en avaient fait unmarché pour la vente des indigènes* ; en 1825, les Anglais établirent encet endroit la colonie d’Abbotsville ou Boca-N’ucva, qui ne fut pas plusheureuse que Nucva-Sevilla. Le bourg de Chichec, celui de Chaal ontété fondés loin de Coban dans les clairières des forêts par des Indiensfuyant les corvées ; mais le lise a su les retrouver 2 : chaque année,quand le soleil d’été a séché les routes, un alcalde y fait une expéditionpour lever les impôts, pour en ramener aussi les couples à unir et lesenfants à baptiser.

Si éloignée que soit Coban de la région populeuse du Guatemala , le chef-lieu du département dcPelén est à une distance double de la capitale : oncompte plus de 500 kilomètres, par des routes monlueuses et pénibles,entre Guatemala et Liberlad. Celte ville naissante, plus connue sous son nomindien de Sacluc, est située au milieu des savanes, sur un des affluents durio de la Pasion, l’une des branches maîtresses de l’Usumacinla. I.es rareshabitants de la bourgade et des villages voisins ne s’occupent guère que del’élève du bétail. Les vastes savanes du nord, entrecoupées de forêts et par-semées de lacs, qui occupent la partie septentrionale du Guatemala , vers leYucalan, sont la région par excellence pour les ruminants : l’herbe y esttoujours en abondance et reverdit plusieurs fois pendant l’année. Les grandscarnassiers sont assez rares dans ces contrées, et jadis l’homme épargnaitles animaux paisibles : la religion des Itza leur défendait de poursuivre lesbêtes qui paissent dans les prairies. Aussi, d’après le témoignage du con-quistador Bernai del Castillo, étaient-elles devenues tellement familières,que, lors de l’arrivée des Espagnols, ceux-ci pouvaient prendre les che-vreuils à la main 5 .

Sacluc a pris rang de chef-lieu dans cette contrée de pâturages au détri-ment d’une ville plus célèbre, que porte une île ovale; c’est l’ancienne

1 Domingo Juarros , ouvrage cité.

- Maudslav, Proccedinys of the R. Gcoyraphical Society, Sept. ISSU.5 Arthur Morelet, ouvrage cité.