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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Tayasal, nommée maintenant Florès en l’honneur d’une victime de laguerre civile en 182(3. L’amphithéâtre des maisons s’élève en pente douceet se termine par une plate-forme calcaire; le sol est recouvert dunequantité de pierrailles, provenant de la destruction des édifices hâtispar les Itza. La ville espagnole, qui a remplacé l’antique I’etén, horde lagrève d’un cercle de maisons, tandis qu’une rue montante, taillée enescalier, gravit la rampe jusqu’au sommet de la colline où l’église et lecabilrfu se dressent sur les débris des temples maya. De la haute terrasse lavue est fort belle sur les îles, les promontoires, les pointes boisées, les

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eaux bleues. En face, sur la rive opposée, on aperçoit les deux gros villagesindiens de San-Andrès et de San-José, qui s’inclinent sur le penchant descoteaux. Le territoire de Petén est d’une exubérante fécondité : le maïscommun y donne, sans engrais, deux cents fois la semence ; les fèves decacao, les baies de calé, le tabac, la vanille y sont de qualité excellente;enfin il serait facile d’élever comme autrefois, dans les admirables prairiesdes alentours, cette race de chevaux, fort estimés, dont la corne était sidure qu’on ne la chaussait jamais de fer. D’après Morelet, les espèces depoissons que nourrit le lac d’ilza sont presque toutes particulières àce grand réservoir : la légende dit que ces poissons étaient plus grosqu’aujourd’hui avant l’arrivée des Espagnols, les Indiens ayant alors l’ha-