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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
le commerce international étaient presque nulles; mais la cochenille dunopal, plante à laquelle le sol et le climat du Guatemala conviennent aussibien que ceux de l’Oaxaca , devint bientôt un objet d’exportation très rému-nérateur. La culture du nopal et de l’insecte qui se développe sur sesraquettes charnues lit, on le sait, la prospérité d’Amalitlan et des lieuxavoisinants: ainsi le Guatemala exportait en 1 sept mille kilogrammesde cochenille et graduellement les expéditions s’étaient élevées à prèsd’un million de kilogrammes vers le milieu du siècle; mais l’industrie futruinée par la découverte des couleurs extraites de la bouille, et les champsde nopal sont devenus rares. Du reste, de riches propriétaires étaient lesseuls qui pouvaient entretenir des nopaleries, à cause de la main-d’œuvreconsidérable que nécessitaient le choix et la surveillance des insectes, letraitement des maladies parasitaires, des changements de régime : enplein air pendant la saison sèche, sous des hangars pendant la saison despluies.
Le café succéda à la cochenille comme principale denrée de culture etd’exportation; en maints endroits, les nopaleries sont devenues des cafète-ries et l’on a défriché de vastes étendues de terrain sur les pentes des cor-dillères pour y planter le précieux arbuste. Dans la partie du Guatemala oùon le cultive, c’est-à-dire dans la Boca-Gosta, qui s’étend de Retalhuleu àEscuintla, et dans les districts de la Antigua, de Pelapa, d’Amatitlan, ilprospère dès l’altitude de 600 mètres, mais à la condition d’être bien abritépar des arbres touffus; au-dessus de 800 ou 1000 mètres, jusqu’à 1500 etmême 1500 mètres, on peut le planter en plein soleil. Le café du Gua-temala est très apprécié, malgré la concurrence des autres pays produc-teurs; toutefois les planteurs guatémaltèques ont encore intérêt à main-tenir celte industrie, qui n’est point mise en péril par des fléaux, commeen d’autres pays : on n’a pas eu besoin non plus de remplacer le calierd’Arabie par celui de Liberia . C’est en 1859 que commença l’exportationdu café guatémaltèque ; elle s’accrut rapidement de décade en décade, et,malgré les diminutions temporaires du commerce, la culture n’a cesséd’augmenter : la récolte de 1890, fournie par plus de cinquante millionsd’arbres, est évaluée à 50 000 tonnes, représentant une valeur d’environ75 millions de francs.
Les terres tempérées du Guatemala conviennent aussi à la culture de lacanne à sucre, mais quelques pays producteurs disposent de si grandscapitaux et d’un outillage tellement perfectionné, qu’il serait impossible àun pays relativement pauvre comme le Guatemala d’entrer en concurrencepour cette industrie avec des pays comme l’île de Cuba, la Louisiane , le