FRONTIERES, MONTAGNES bt SALVADOR . 425
le terriloire du Honduras; la deuxième appartient au Salvador ; elle estd’ailleurs lorL irrégulière dans ses allures et se compose de divers massifssitués au nord ou au sud du loyer rectiligne d’où les cendres l'ont érup-tion. Parmi les formations rocheuses de la contrée les laves dominent,mais nombre de montagnes qui furent autrefois des volcans sont dilliciles àreconnaître comme tels, les cratères en étant oblitérés et les pentes elles-mêmes complètement revêtues de ces argiles grises, blanches ou jaunâtres,qui recouvrent aussi les montagnes du Mexique et du Guatemala : ellesproviennent sans doute des lines poussières volcaniques transportées parle vent et graduellement agglutinées pendant le cours des siècles. Lesplaines au-dessus desquelles s’élèvent les cônes des volcans sont forméesjusqu’à de grandes profondeurs par des cendres et des ponces, dont la par-tie superficielle, en se décomposant à l’air, donne une terre végétale d’uneextrême fécondité. 11 est au monde peu de régions qui puissent se compa-rer au Salvador pour la richesse de la végétation spontanée et la producti-vité des cultures.
A l’est du Guatemala le principal massif de hauteurs est celui des mon-tagnes escarpées de Malapan (1500 mètres), qui se dressent au nord-est dulac de Güija et qui de loin paraissent inaccessibles. 11 ne s’y trouve pointd’ouvertures volcaniques. L’activité des foyers intérieurs ne se révèle quedans le voisinage de la mer, bien au sud de la chaîne continue des mon-tagnes. De la ville d’Ahuachapâm jusqu’au village de San-Juau de Dios, situéà une trentaine de kilomètres au nord-est, se développe une ligne de salseset de fumerolles transversale à l’axe des volcans. En maints endroits de cettecrevasse, les gaz se dégagent avec abondance, mais c’est aux portes mêmesd’Ahuachapâm, [très de la grande route qui relie Guatemala et San-Salvador ,cpie se trouvent réunies les plus remarquables salses, désignées dans le payssous le nom d’ausoles. Les phénomènes de dégagement se produisentde manière à présenter tous les intermédiaires possibles entre la fumerolleordinaire et la source thermale. Ici l’on voit les vapeurs s’échapper en tour-billons de longues fissures; plus loin, des sources abondantes coulent defentes ouvertes dans la roche porphyrique et se réunissent en petits ruis-seaux fumants; ailleurs, les sources ont elles-mêmes dressé par leursdépôts un cône d’un ou deux mètres de hauteur, d’où l’eau s’épanche etruisselle en nappes sur les pentes; tel volcan de houe se compose d’unepâte molle et s’affaisse sous la moindre pression; telle autre butte estvisqueuse; enfin il en est de complètement solides. De grands lacs de boue,que les vapeurs soulèvent à gros bouillons, sont épars dans la plaine. Lesargiles déposées par les ausoles sont colorées de toutes les façons, en
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XVII.