.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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blanc, vert, jaune, ou rouge : la cause en est due évidemment à l’alté-ration de roches ferrugineuses, mélangées d’alun et de soufre 1 ; leshabitants de la contrée viennent s’y fournir de couleurs minérales’. D’aprèsles descriptions que donnent les anciens voyageurs, Montgomery aucommencement du siècle, et Stephens en 1840, il semble que les au-solcs aient grandement perdu en activité et en température. Les indi-gènes disent qu’à une dizaine de kilomètres au nord-est d’Ahuachapamune ancienne sal§e, complètement recouverte d’une argile blanchâtreline, mais 11 e déversant plus de boue par l’orifice supérieur, s’élève à40 mètres.
Plus à l’est un massif montagneux porte des sommets qui atteignent1700 ou môme 2000 mètres au-dessus de la mer. Ce massif est quelquefoisdésigné sous le nom de Madré del Volcan, ou « Mère du Volcan », et sansavoir de renseignements précis à donner, les habitants de Sonsonate ensignalent tous les pics comme de véritables volcans : Apaneca, Launita ouLagunita, San-Juan, Aguila, Naranjo, d’autres encore. Dollfus et de Monl-Serrat ne croient pas qu'il en soit ainsi et, d’après eux, toutes ces mon-tagnes seraient, non des volcans proprement dits, mais des masses deporphyre traehytique recouvertes d’argiles jaunes et de cendres rejetées pardes volcans éloignés; cependant il est probable que, parmi les monts qua-lifiés de « volcans » par les indigènes, quelques-uns méritent ce nom :tel est le volcan de Sanla-Ana (2016 mètres), dont la légende, sinonl’histoire, racontait les éruptions et qui récemment a de nouveau lancédes cendres en abondance. Le cratère terminal de cette montagne est trèsprofond et nul voyageur n’y est encore descendu ; dans une dépression voi-sine se trouverait une lagune circulaire, emplie d’une « eau de vinaigre ».La majesté du volcan de Santa-Ana lui a valu de la part des indigènesle nom de Lamatepee, c’est-à-dire le « Père Volcan 7 ' ».
Une montagne bien plus fameuse encore, quoique d’une moindre hau-teur, fait partie du même massif que le Santa-Ana : c’est le volcan d’izalco,né, comme le Jorullo du Mexique , depuis l’arrivée des Espagnols dans leNouveau Monde ; le nom qu’il a reçu lui vient d’un village qui se trouve àune vingtaine de kilomètres au sud-ouest. Au commencement du dix-septième siècle, il y avait, sinon à l’endroit où se dresse actuellement la mon-tagne, du moins dans le voisinage, près de Sonsonate, des fumerolles et desépanchements de boue pareils aux ausolesd’Ahuachapàin ; mais il paraît que
1 E. Dollfus et A. de .Mont-Serrat, ouvrage cité.
1 Brasseur de Bourbourg, Le Mexique et l'Amérique centrale .
5 David J. Guzman, Apuntamientos sobre la iopografia fisica ciel Salvador.