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.N 01'Y K LL K GÉOGRAPHIE l'XI VERSELLE.
d’une roche volcanique ; mais, di*s les premiers orales, elle se nuance d'unverl pâle, semblable à celui des pousses de canne à sucre'. La cote du Sal-vador, comme celle du Guatemala , est le théâtre de nombreux changementsdans le niveau relatif de la terre et de la mer : des bancs de coquillagesmodernes situés actuellement à distance de l’Océan prouvent que le littoraldu Salvador s’est exhaussé ou que les eaux se sont abaissées.
Traversé de l'ouest à l'est par le 14 e degré de latitude et s’inclinant dunord au sud vers le soleil du midi, le Salvador est, comme le Guatemala méridional, qu’il prolongea l’orient, un pays dont la température est trèsélevée dans le voisinage de la cote : malgré les brises rafraîchissantes quiviennent de la mer, les ports du littoral se trouvent sous les isothermes de2(> à 28 degrés centigrades. Mais la région côtière est une des moins peu-plées du Salvador : les habitants se pressent dans la zone élevée qui porteles volcans et où se trouvent les vallées fertiles; c’est dans cette zone, dontl’altitude varie de 500 à 1000 mètres, (pie se sont construites la plupart desvilles, et que se meut, parallèlement à la mer, presque tout le commerce dela République . La température moyenne de celte région est de 21 à20 degrés dans les différentes villes. Fins au nord, dans la basse vallée queparcourt le rio Lempa et où les brises fraîches de la mer ne pénètrent point,le climat redevient plus chaud et moins salubre, mais aussi la populationy est-elle assez rare. (Juant aux pluies, elles sont plus abondantes sur leversant extérieur des montagnes qui longent le Pacifique ; elles commen-cent à tomber vers le milieu du mois de mai, à mesure que le soleil serapproche du tropique septentrional ; mais il passe avec son rideau denuages, et vers la lin de juin les Salvadorenos jouissent ordinairement dequelques beaux jours que l’on appelle le veranillo de San-Jmn. Lespluies reprennent pour durer jusqu’en septembre, toujours apportées parles vents du sud, désignés sous le nom de vemlavales ou « vents d’a\al » etparfois accompagnées d’orages, même de cyclones ou chttbttseus. Pendant lasaison des sécheresses, alors que soulïlent les vents du nord, qui sont lesalizés plus ou moins déviés de leur voie normale, des tempêtes frappentaussi les côtes, principalement pendant les mois de février et de mars : cesont les terrâtes, fort redoutés des pécheurs'.
Les espèces végétales et animales du Salvador ne diffèrent point de la floreet de la faune guatémaltèques; mais parmi les plantes il en est plusieursdont l’aire de grande production est assez limitée. Tel est le baumier du