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Salvador (myrospennum mlvatoreme), (jui a donné son nom à une partiedu littoral, entre Acajulla et la Libertad, et dont l’exsudât lut autrefois appelé« baume du Pérou », parce que, aux temps du régime colonial, on le trans-portait d’abord à Callao, d’où il était ensuite expédié en Espagne. Le Salva-dor est tout particulièrement riche en plantes médicinales, en résines et engommes; mais, comme dans les pays voisins, les agriculteurs s’y adonnentsurtout à la culture des plantes alimentaires et industrielles. Les vols desauterelles ne sont pas rares dans le Salvador depuis quelques années.
Les Pipil , c’est-à-dire les Aztèques, qui s’étaient répandus dans une par-tie du Guatemala , et qui se sont maintenus jusqu’à nos jours en corps denation distinct, occupaient aussi le Salvador occidental à l'époque où seprésentèrent les conquérants espagnols, ainsi qu’en témoignent les nomsde lieux, et le centre de leur puissance se trouvait à Suchitolo, c’est-à-direau nord de l’endroit où s’élève actuellement la capitale de la République.Bernai lliaz del Castillo, qui vit les Nahua de Cuscatlàn, dit que leur étatsocial, religieux et politique était exactement le même que celui des Mexi-cains. Ils avaient des temples où ils adoraient le soleil; ils faisaientaussi des sacrifices humains, et choisissaient surtout leurs victimes parmiles enfants; les sacrificateurs arrachaient le cœur de la poitrine encore pal-pitante et en jetaient le sang vers les quatre points de l’horizon; de tempsen temps, les guerriers allaient faire des excursions pour ramener des cap-tifs et les offrir aux dieux. Des côtés du nord et de l’orient le rio Lempa étaitla limite de leur territoire; plus lard la même rivière arrêta longtempsles Espagnols , qui avaient envahi Cuscatlàn en 15:24 et dont le premiersouci avait été d’asservir les populations. Le chef des Indiens Chontales quirésista avec le plus d’énergie contre les envahisseurs s’appelait Lempira,nom qui, sous une forme abrégée, est devenu celui du fleuve dont le caciquehabitait les bords.
l/espace quadrilatéral limité au nord par le rio Lempa, au sud parl’Océan, appartenait d’avance au conquérant qui occuperait la position cen-trale de Cuscatlàn. Aussi les Indiens I’ipil qui avaient possédé ce domainefurent-ils, en quelques années, réduits à la condition de serfs ou mêmemarqués au fer comme esclaves. Pendant toute la durée du régime espa-gnol ils restèrent ce qu’avaient été leurs frères mexicains, une foule de« gens sans raison » ; mais, comme au Mexique , ils s'assimilèrent peu à peuleurs maîtres par les croisements. Lorsque l'indépendance du Guatemala ,dont le Salvador faisait alors partie, fut proclamée en 1821, le nombre des