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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLORE, FAUNE, POPULATION OU HONDURAS .

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ou « sauvages », vivent en paix avec leurs maîtres de langue espagnole etreconnaissent leur autorité. Le travail dans les plantations, dans les ports,sur les routes, et le commerce de la poudre d’or, des produits forestiers,de la chasse et de la pèche accroissent chaque année les relations d’unemanière plus intime et contribuent à faire un même peuple des deux racesennemies jadis. Lors de l’arrivée des Espagnols , la résistance des indigènesdu Honduras fut courageuse et tenace; du moins, dans l’intérieur desterres, ne lurent-ils pas exterminés, tandis que sur le littoral et sur lesrives des fleuves navigables les pirates enlevèrent, on le sait, les habitantspour les vendre comme esclaves dans les plantations des Antilles , on ilsdevaient tous périr.

Hans la partie occidentale de la République vivent des Indiens de memelangue que des tribus du Guatemala : tels sont les Chorti de Copan,frères des Pokoman et comme eux appartenant à la souche maya; les ruinespréhistoriques les plus remarquables du Honduras ont été trouvées surleur territoire et l’on croit que les constructeurs de ces édifices étaient lesancêtres des Indiens qui habitent encore la contrée. 11 est donc probableque les Chorti furent les égaux en civilisation des Aztèques et des Mava,mais les autres indigènes du Honduras n’ont point laissé de pareils témoi-gnages; du moins étaient-ils tons agriculteurs et possédaient-ils de nom-breux métiers. Diverses dénominations géographiques d’origine aztèqueappliquées à des lieux du Honduras méridional prouvent que la languemexicaine lut considérée dans ce pays comme l’idiome civilisé par excel-lence. Les indigènes du Honduras sont actuellement désignés sous le nomgénéral deLenca.Des villages exclusivement habités par eux sont parsemésdans toute la région centrale du ' au, même près de Comayagua et deTegucigalpa , les deux capitales. Les Xicaques ou Ilicaeos, les Paya, lesToaca du versant septentrional et des bords de l’Atlantique appartiennentà la même souche.

Ils se ressemblent tous physiquement : trapus, petits, mais d’une forceextraordinaire comme marcheurs et porteurs de fardeaux, ils représentent,encore plus que les Mexicains, le type de la douceur résignée, de la bontémélancolique. Les plus fiers seraient les Toaca, qui vivent sur les hautsaflluents du Patuca et lancent sur ce fleuve rapide et dangereux des pipan-tes de cèdre à la fois légers et solides; les tisseurs toaca sont très ha-biles à fabriquer des étoilés de coton ou de soie sauvage mêlés au duvetdes oiseaux. Ils parlent un dialecte distinct de celui des autres Lenea. LesXicaques ont également un idiome particulier : au nombre d’environ cinqmille, ils se tiennent à l’écart des blancs et n’ont de relations avec eux

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