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sait on face des îles de la Baie. Les incursions anglaises sur la terre fermeet la possession effective des îles par la Grande-Bretagne ne cessèrentqu'en 1850, par suite de l'intervention des Etats-Unis . Ces terres con-testées ont fait retour à la ré^ ' e du Honduras .
Le département le plus occidental de l’Etat est celui de Copan, qui, parsa position géographique, devrait appartenir au Guatemala , puisqueses eaux s’écoulent en partie par le Gualan dans le Molagua. La ville deCopan, qui a donné son nom à celte division administrative, mais qui n’enest pas la capitale, est devenue fameuse par les ruines de monuments anté-rieurs à la conquête. Elles étaient depuis longtemps signalées par les vaguesrécits des indigènes, et Ualacio les décrivit en 1576 dans un rapport en-voyé à Philippe II ; puis elles furent oubliées, et c’est dans le courant de cesiècle seulement qu’elles furent de nouveau visitées et décrites, en premierlieu par Galindo 1 , puis par Stephens et Catherwood . L’édifice principal,situé immédiatement au Bord de la rivière Copan, à 1200 mètres à l’estdu village, dresse sa masse haute de 20 mètres, même de 52 mètres, etlongue de 190 mètres. Il est évident que le courant fluvial a changé delit; passant jadis plus au sud, il s’est rejeté contre la hase de l’édifice,dont il a coupé la maçonnerie en forme de falaise*. Des arhres jaillissentdes crevasses et la crête du mur est entièrement revêtue de feuillage; unehrèche, qui a valu au monument le nom espagnol de las Yenfanas ou« Eenêtres », montre la forêt touffue qui remplit les parvis et les cours del’ancien temple. Les autres murs de l’enceinte, beaucoup plus irréguliersque celui de la berge, sont flanqués de pyramides et interrompus par delarges escaliers dont les racines d’arbres ont soulevé et renversé les dalles.Les idoles, fort nombreuses, ont été également déplacées ou même à demienfouies par la végétation : ce sont des monolithes de grès sculptés avecune profusion de détails que n’ont {tas dépassée les artistes des temples hin-dous. La ligure du milieu, de proportions colossales et modelée avec grandsoin, représente un personnage ramenant ses deux mains sur la poitrine :autour de ce motif central se pressent les reliefs de toute nature, orne-ments, symboles et hiéroglyphes, peu différents par la forme de ceux quirecouvrent les monuments maya. Les grosses pierres auxquelles on adonné le nom d’autels sont pour la plupart décorées plus sobrement que
1 Bulletin de la Société de Géographie, 1850.
4 César et .Marcel Daty, Notes manuscrites ; —■ A. L. Maudslay, Proceedings of the R. Geogra-phical Society, Sept. 1886.