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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLEUVES, COTES, ILES DE LA MOSQl'lTIE.

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de Matagalpa, coulait autrefois à l'ouest vers le lac de Managua ; mais, ayantété barrée par les cônes de scories du Guasisil, elle dut se rejeter vers lesud à la recherche d’une issue et, trouvant un passage au seuil de Tama-rindo ou Esquipulas, prit enfin la direction de l'Atlantique, à traversdes plaines doucement inclinées. Dans une partielle son cours la rivière deMatagalpa est désignée sous le nom de Dulbul, tandis que vers sonembouchure les Sambos de Mosquitie l’appellent Aoualtara. Des bayouslatéraux font communiquer la bouche du rio Grande avec celles d’autrescourants : d’après la carte de Lévy, il y aurait même, du cap Gracias-à-Diosjusqu’à la lagune de Blevvfields, sur une longueur développée d’environ400 kilomètres, une chaîne non interrompue de fausses rivières, demarigots et de lagunes, séparés de la mer par un cordon de plagessableuses et des lisières de palétuviers. Les lagunes comprises entre lerio Grande et le rio Segovia sont étroites pour la plupart et très obstruéesd’îles, tandis qu’au sud du rio Grande la lagune des Perles et celle deBlewlîelds, ainsi nommée, dit-on, d’après le pirate hollandais Blieveldt,sont de véritables mers intérieures, dont les dimensions sont de plus enplus rétrécies par les palétuviers, mais qui offrent encore de vastes espacesà la libre navigation. Dans celle même lagune se déverse une rivièreBlevvfields, nommée aussi rio Escondido ou « rivière Cachée » dans lapartie moyenne de son cours, car cette région du Nicaragua était naguèreinconnue, [tour ainsi dire.

Au point de vue géologique, la côte actuelle, du cap Gracias-à-Dios à laPunta Mico, indique un étal de transition entre l’ancien littoral, qui estla rive occidentale des lagunes, et l’accore du grand banc des Mosquitos ,qui se prolonge en mer à une distance variable de 50 à 150 kilomètres,enfermant des « caves » nombreuses, émergées et immergées. En de cesrécifs est le eayo Mosquito, qui a donné son nom à l’ensemble du banc, etpar extension à toute la côte orientale du Nicaragua et à ses populations.Parmi les îles du rebord extérieur des bancs, il en est d’assez grandesdimensions et de saillie assez considérable pour que des colonies aient pus'y fonder : telles sont les îles Vieja-Providencia et San-Andrès, qui appar-tiennent politiquement à la république de Colombie , les petites îles delMaiz, appelées par les Anglais Corn-islands, et les caves de las Perlas,situées sur le récif même et dépendant du Nicaragua .

Au sud de la Punta Mico, l’étroit versant des monts envoie encore quel-ques rivières à la mer des Caraïbes , et l’une d’elles, le rio Indio, mêleparfois ses eaux, à la surface de la mer, avec celles qu’épanche le grandlleuve San-Juan, le plus abondant de l’Etat nicaraguien, qui d’ailleurs ne

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