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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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possède qu'une partie de son bassin : ce sont les versants septentrionauxde la chaîne volcanique du Cosla-Rica, franchement exposés à la force desvents alizés, qui fournissent au lleuve la masse la plus considérable de soncourant. Le San-Juan, on le sait, naît à l’occident de la chaîne maîtressedu Nicaragua , dans la dépression où se sont formés les deux grands lacs :c’est donc la petite ondulation hordière de l’Océan qui se trouve être ac-tuellement le faite de partage, mais de nombreux indices permettent decroire que là aussi les phénomènes hydrologiques ont été complètementchangés par les oscillations du sol et les éruptions volcaniques. 11 fut untemps où la fissure par laquelle s’échappe de nos jours le rio San-Juanpour couler vers l’Atlantique n’existait pas encore et où les eaux dugrand lac de Nicaragua , beaucoup plus élevé qu’il ne l’est maintenant, etcomprenant le Managua dans son bassin, se déversaient dans la haie deFonseea. Alors la chaîne des Chontales était réellement l’axe de partageentre les deux versants. De cette époque sans doute date l'introduction desespèces marines qui se sont accommodées aux eaux douces du lac Nica-ragua .

D’après le dire _ ^ e, c’est à une époque toute récente que les der-nières traces de l’ancien état de choses se seraient effacées. Les indigènesaffirmèrent ai i tlescnbridor G il Gonzalez de Aviia (pie le lac de Xolollan, leManagua de nos jours, s’épanchait directement par un cours d’eau dans le« golfe de Ghorotega », — c’est-à-dire la haie de Fonseea, — mais quel’émissaire fut barré par une coulée de laves du Momotombo. L’effluentprimitif, comblé en amont, a gardé son lit, devenu l’Estero Real, mais lelac de Managua dut se chercher une issue de côté du sud et se déverserdans le lac de Nicaragua : c’est alors que, de tributaire du Pacifique, il seserait transformé en bassin affluent de l’Atlantique 1 . D’ailleurs, l’apportannuel des eaux ne dépassant l’évaporation que d’une faible quantité, ilsuffirait d’un exhaussement minime des bords pour que le réservoir duManagua n’eùt pas d’écoulement. Pendant la saison des pluies, les eauxsurabondantes du lac alimentent un courant dans l’émissaire de sortie etforment, au salto de Tipitapa, une belle chute de 5 mètres et demi en hau-teur; mais pendant les sécheresses la rivière n’a plus même de courantcontinu, et t;à et là suinte lentement à travers les sables et les fissures dela pierre. Alors le rio a cessé d’exister; un intervalle complètement à secd’environ 7 kilomètres sépare la coulée sortie du lac Managua et Vestero dePanaloya, qui a l’aspect d’un fleuve, mais n’est autre chose qu’un marigot

1 Paul Lévv, ouvrage cité.