LACS DE MAN AC LA ET DE NI CAR AC IA.
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d’eau tranquille, en communication avec le lac de Nicaragua ’ : même àl’époque des pluies, les rochers qui l’obstruent rendent le Tipitapa impropreà toute navigation : pour transporter une barque d’un lac à l’autre, Iiel-cher dut. en i8ô(J, la charrier par terre. 11 est donc étrange que des fai-seurs de projets, tout à fait ignorants de la contrée, aient présenté le rioTipitapa comme le prolongement naturel d’un grand canal transislhmique;il faudra, au contraire, creuser une fosse éclusée entre les deux bassins.
X° 102. - CHAINE I»ES MAItltAMOS CT LAC 1)L MANAGUA.
Ouestde Greenwich
1400 ooo
Le lac Managua lui-même, malgré sa vaste superlicie, dépassant un millierde kilomètres carrés, est parsemé de bas-fonds qui le rendent navigableseulement à des embarcations d’un ou deux mètres de calaison. Sa nappemoyenne est à 42 mètres au-dessus de la mer.
A un niveau inférieur de 8 mètres et demi, soit en étiage à 55 mètreset demi au-dessus du niveau des mers avoisinantes, le lac de Nicaragua ,le Cocibolco des aborigènes, recouvre un espace moyen de DOOÜ kilomètrescarrés, mais il n’a point d’abîmes comme les lacs alpins : le creux le plusprofond est de 82 mètres et par conséquent descend en contrebas du ni-
Calderon, Bulletin de la Société Géologique de France, 1882.