Band 
Livre XVII. Indes occidentales.
Seite
529
JPEG-Download
 

CANAL DU NICARAGUA.

529

lion libre du fleuve au lac, et 45 seulement de navigation par canal excavé.Un navire du plus fort tonnage, nous dit-on, ne mettra que 30 heures àpasser d’un océan à l’antre. La tranchée pourra recevoir 52 bâtiments parjour, 11 G80 par an, soit environ 12 millions de tonnes.

Le fleuve San-Juan roule une masse liquide qui pourrait alimenter descanaux par centaines, mais il est. trop changeant dans son cours, tropingouvernable par son courant et trop chargé d’alluvions, pour qu’onpuisse essayer de régulariser son lit et de l’accommoder à la grande navi-gation. 11 importe donc de maintenir le canal proprement dit tout à fait

N° 107. — CANAL DD BAS SAN-JUAN.

d'^prés A G Menocal

C. Perro

/- J ro/'onc/et//~3

/O rr?étr-es c/e /CS^ei c/e/d?

I : 600 000

1-1

0 20 kll.

distinct du bas fleuve, où débouchent les grands confluents costa-ricains,remplis de troubles, et de ne le faire aboutir au San-Juan que dans lapartie tranquille de son cours : c’est dans ce chenal artificiel, d’environ40 kilomètres, que seront construites les trois écluses de 167 mètresde longueur par lesquelles les navires remonteront au niveau du lacNicaragua , c’est-à-dire à plus de 53 mètres au-dessus des eaux de bassemer : la profondeur de la voie liquide sera de 8 mètres et demi et samoindre largeur de 24 mètres au plafond : des bassins d’évitement serontcreusés près des passages les plus étroits. En amont de l’écluse supérieure,qu’il faudra séparer par une digue de la bouche du San-Carlos 1 , les bâti-

1 Polakowsky, Petermanns Mitteilungen , 1887, Ileft V.

XVII.