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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLORE, FAl'SE DU COSTA-RICA .

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comme les espèces : ce sont des spirales, des liouquels, des fusées deverdure. Les ruisseaux passent en galeries sous les branchages que desguirlandes de feuilles cl de (leurs rattachent d’une rive à l’autre. Moinsgrandioses que la forêt vierge, mais d’un effet plus charmant encore, sontles îles d arbres parsemées dans les savanes de l’occident, notammentdans le Cuanacasle. Un des arbres caractéristiques de ces groupes insulairesest précisément une espèce de mimosa qu’on appelle guannca:iïe', et qui adonné son nom à la province : ses longues branches au feuillage délicatservent aux singes de reposons préférés. Le long des routes du plateaus'alignent des rangées de peupliers mexicains, qui perdent leurs feuilles enhiver comme les peupliers d’Europe . L’ensemble de la flore comprend aumoins '2200 espèces, d’après Pi Hier.

De même que la llore, la faune du Costa-Ilica est d’une richesse excep-tionnelle en comparaison des autres contrées de la zone torride. L'extrêmevariété des aliments végétaux doit être une première cause de cette multi-tude d’espèces; mais le chevauchement des zones de l’Amérique du Nord etde l’Amérique du Sud se fait dans le Cosla-Rica pour les animaux commepour les plantes, et la faible largeur de l’isthme n’empêche pas que d’unerive à l’autre se succèdent deux fois tous les climats étagés (Mitre celuides tièdes marais du littoral et celui des pâturages aux herbes constel-lées de givre : le Costa-Rica aurait les dimensions du plateau d’Anahuaeque ses diverses conditions climatiques ne seraient pas plus nombreuses.Ainsi des animaux venus des Etats-Unis se rencontrent dans cette régionde l’isthme à côté d’autres animaux originaires du Rrésil; mais ce sontles types méridionaux qui l’emportent. Le coyote des prairies parcourtles savanes du Guanacaste , et l’un des rongeurs les plus communs decelte province est un écureuil : on le voit s’élancer de branche enbranche à côté des singes, qui foisonnent comme lui 2 .

D’ailleurs le Costa-Rica possède plusieurs espèces en propre : un singehurleur, distinct de celui des Guyanes, un tapir ( elasmoynathm) dont legroin diffère de celui du tapir colombien. Il existe aussi dans le pays deschauves-souris particulières, des vampires très dangereux pour le bétaildont ils sucent le sang. Une espèce du Cosla-Rica apparaît soudain par mil-lions dans les plaines de Pirris qui bordent les côtes occidentales, au suddu mont Ilerradura. Ces chéiroptères migrateurs s’abattent sur les ani-maux domestiques, sur les t ’ s, les chats et les chiens aussi bien que

* (Juauh-nacaztli : Oreille d'aigle (Duschinanii, Aztekisclic Ortsnamcn ; — Peclor, mémoire cité).2 Cari Scherzer, même ouvrage.