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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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sur les bœufs el les chevaux. Dès que les volées de vampires sont arrivées,les habitants n’ont qu’à s’enfuir dans une autre vallée avec leurs animaux,sous peine de les perdre tous'. Quoiqu’on ait souvent traité de fables lesrécits qui parlent de vampire suçant le sang de l'homme endormi en luirafraîchissant le visage de ses ailes balancées, ces faits ne sont pointdouteux pour les voyageurs et les naturalistes (pii ont traversé les contréesde l'Amérique Centrale * : on cite des villages que les habitants ont dù aban-donner pour échapper aux chauves-souris; l’ingénieur Ilrooks, un desexplorateurs du canal de Panama , succomba aux morsures d’un vampire.

C’est dans le monde des oiseaux que se révèle surtout la prodigieuserichesse de la faune costa-ricaine. En 1885, le catalogue du musée nationalde Washington énumérait déjà 002 espèces d’oiseaux du Costa-Bica, répar-ties en 594 genres. Deux années après, les naturalistes avaient encore-découvert six nouvelles espèces : le nombre total est donc d environ septcents, « deux fois plus, dit Zeledén, que n’en possède l’Europe entière». Latribu des perroquets et celle des gallinacés sont tout à fait extraordinairespar le nombre des formes animales el par la multitude des individus. On aégalement étudié dans le Costa-Bica 152 espèces de reptiles, et de grandesdécouvertes restent encore à faire dans les marais du littoral eldans l’épais-seur des forêts. Les mers riveraines sont aussi très riches en vie animale,et les fleuves qui se déversent dans l’Atlantique sont peut-être ceux où leslamantins, ces animaux qui ont déjà disparu de presque tous les paragesantiliens, sont encore le plus nombreux. Le golfe de Nicoya, comme celuide Tehuanlepec, a ses murex à pourpre, et, comme la mer Wineille, seshuîtres et sa nacre de perle.

La population policée de civilisation espagnole s’est presque entièrementsubstituée aux aborigènes indiens dans le Costa-Bica. l’ourlant ceux-cipurent se maintenir longtemps après la découverte du 4eragua par lesblancs en 1502. C’est vingt-deux ans plus tard que Hernandez de Cordovafonda sur les bords du golfe de Nicoya la première ville costa-ricaine,Bruselas , qui d’ailleurs ne devait pas durer. En 1540, une autre ville, ega-lement. destinée à disparaître, Badajoz , s’élevait sur le littoral opposé, à labouche du Siesôla, dans le pays des Talamaneas, et bientôt après, en 1544,le premier conflit entre les Indiens du plateau et les Espagnols avait lieudans le voisinage de Carlago. C’est en 1565 seulement que commença laconquête détinilivc par les expéditions de Yâsquez de Coronado. 11 s’établit

1 J. B. Calvo, Apuntamientos gcograficos sobre Costn-Riea.

1 Thomas Gage; Morelel; Bernouilli ; Armand Reclus, Lucien Wyse , etc.