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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

loin de l’entrée. Seules les embarcations d’un faible tirant d’eau pénè-trent dans Veulent ou marigot qui s’ouvre entre la pointe de sable et laterre ferme; les grands navires mouillent au largo, rattachés au débar-cadère par un va-et-vient de lançhes et de galmres. Depuis l’année 1814Dunlarenas est le port du Costa-Rica par lequel se fait tout le commerceextérieur sur le Pacifique; parfois même, le tralic qui prenait la voie del'Atlantique était d’une si faible valeur (pie le monopole réel des échangesappartint à Puntarenas . Maintenant cette ville partage avec Limon, le portatlantique, l’ensemble du mouvement : tous les progrès du Cosla-llica enpopulation et en industrie lui profilent, puisqu’elle est encore, sur la cotede l’occident, la seule porte commerciale de la République *. Elle reçoitde Nicoya et d’autres villages des alentours beaucoup de bois de cèdre, quel’on utilise pour la fabrication des caisses de cigares et des crayons.

En 1814, le point de la cote où s’embarquaient les denrées se trouvait àune dizaine de kilomètres au sud, près des sources thermales de la Calderaou<t Chaudière », entre les bouches des deux rivières Barranea et Jesus-Maria.Avant la construction du chemin de fer dont Puntarenas est la station ter-minale, on avait souvent proposé d’établir le port au sud de l’embouchuredu rio Crande, dans la gracieuse baie de Târcoles, (pii s’ouvre à la basede la double montagne de Ilerradura : des bateaux à vapeur remontant lefleuve jusqu’à une vingtaine de kilomètres de la mer auraient facilité letransport. Mais les périls de la barre et l’insalubrité de Târcoles, comparéeà Puntarenas, empêchèrent la réalisation de ce projet. L’importance deTârcoles lui vient de sa position d’avant-garde pour la colonisation de lacôte occidentale : lors du recensement de 1885, la population policée deTârcoles et de tout le territoire du sud-ouest jusqu’à la frontière colom-bienne, Térraba, Boruca et Golfo Dulee, était seulement de 1251 personnes,mais il y a progrès, puisqu'on 1888, dans le seul canton du Golfo Dulee,on comptait 1540 individus. Des gisements d’anthracite très épais donne-ront un jour de l’importance à cette contrée du sud.

La voie ferrée qui de Puntarenas monte à l’escalade du plateau gagnela ville d’Esparza, située à 210 mètres sur les premiers renflements du solmontueux: elle fut ainsi nommée, en 1578, par son fondateur navarrais,en souvenir du village de même nom qui se trouve près de Pampelune .Il eût mieiçx valu laissera Esparza cette appellation qui a sa raison histori-que; mais pour flatter les habitants, transformés ainsi en « Spartiates », legouvernement a rebaptisé la ville, plus de trois fois séculaire, devenue

1 Valeur des échanges à Puntarenas en 1889 : 22 millions de francs.