PUMA U EN A S, ESPARZA , A L AJ U EI, A. IIEREDIA.
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maintenant Esparla. Pins loin, sur la rampe du plateau (725 mètres), uneautre station a pris le nom d’Atenas ou « Athènes », entourée de champsde maïs, de prairies et de rizières. Puis à h kilomètres au delà on atteintla Garita ou la « Vedette », située au hord du plateau sur une terrassed’où le regard commande toutes les plaines inférieures du rio Grande. Lemont Aguacate rétrécit en cet endroit la vallée ouverte comme un gouffreau sud des lacets de la roule, que complétera bientôt une voie ferrée. Deslianes de quartz contenus dans la masse porphyrique de la montagne ren-ferment des gisements d’or et d’argent où l’on a ouvert pendant ce siècleles mines les plus productives de la République : d’après Galvo, elles au-raient fourni [tour une valeur de [très d’un million de francs par annéedepuis 1821; l’or en est frappé à la monnaie de San-José.
Alajuela, ou le « Bijou » (915 mètres), moins ancienne qu’Esparza,l’a cependant de beaucoup dépassée en importance: elle naquit à la lin dusiècle dernier de quelques cabanes éparses dans une hacienda découpéeen petites cultures. La fertilité du sol, composé en grande partie decendres rejetées par le volcan de Barba, enrichit rapidement la villenouvelle. La province dont Alajuela est le chef-lieu vient après celle de San-José [tour le chilfre de la population. Les villes secondaires de la province,parmi lesquelles l’une a m;u le nom classique de G recia, grandissentaussi très vite. San-Bamétn a l’avantage de commander un [tassage de lachaîne d’où une route rejoindra plus tard la vallée du rio San-Juan par leSan-Cârlos.
lleredia, la voisine orientale d’Alajuela et située également à la basedu volcan de Barba, au milieu-de cafèteries et d’autres plantations, a,comme San-llamon, le privilège de se trouver [très d’un col, le Desengano(1851 mètres), d’où l’on descend au San-Juan par une roule difficile, carelle n’a été rendue praticable aux chars que jusqu’à une petite distanceau-dessous du col, et plus bas il faut traverser la forêt vierge, toujourshumide, sur un sol fangeux, arrosé par les pluies en toute saison, avantd’atteindre le muelle, c’est-à-dire l’embarcadère du Sarapiqui, où com-mence la navigation. LU hameau, San-Miguel, et des ranchos , simplesajoupas élevés de distance en distance, sont les seuls abris que trouve levoyageur sur cette longue et pénible roule. Le jour viendra pourtant oùcette voie, maintenant bien peu fréquentée, contribuera à faire de Ileredial’une des portes commerciales de la République : c’est la Cubujuqui desIndiens, l’une des anciennes cités et peut-être la ville la plus agréable duCosta-Riea; elle a rang de chef-lieu provincial.
La capitale actuelle, San-José, n’était encore qu’un hameau, connu