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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
l’ouest la pointe de Burica, à l’est la presqu'île d’Azuero, appartiennent àl’ensemble géographique dont la terre ferme fait partie. L)e même toutesles îles du vaste amphithéâtre semi-circulaire du golfe de Panama repo-sent, comme l’isthme lui-même, sur un lit de moins de ol) mètres enprofondeur : l’accore du plateau se développe de pointe à pointe à l’en-trée même du golfe. Les plus grandes îles de cette haie constituent avecplus d’une centaine d’îlots tout un archipel, nommé de las « Perlas »,bien que ses pêcheries de perles soient presque complètement épuisées.C’est à l’est de ce groupe] d’iles accidentées, mais d’une faible hauteur,que s’ouvre la profonde indenture du golfe de San-Miguel, où les navirestrouvent partout au moins plus de 10 mètres d’eau.
Le climat de l’isthme de Panama ne diffère de celui des isthmes occiden-taux que par de légères transitions, provenant de la moins grande largeurdu ruban continental et de la proximité de l’énorme masse sud-américaineavec ses hauts plateaux et ses multiples rangées de montagnes. La tempéra-ture moyenne de l’année est de "20 à 27 degrés centigrades, un peu plusforte sur le littoral atlantique, par suite de l’iniluence des courants mari-times, plus chauds dans la mer des Antilles (pic dans les parages de l’Océanvoisin. Les écarts annuels de température, d’un extrême à l’autre de l’an-née, ne comportent jamais plus de 17 degrés, entre 18° et ôo°, et lorsquedans une même journée les variations ont dépassé 0 degrés et se sont éle-vées à 8°, — soit de 50° pour la chaleur du jour à 22° pour la fraîcheurde la nuit, — on se plaint des changements « brusques » du temps. Leclimat est donc l’un de ceux qui offrent la température la plus constante 1 .
D’ordinaire, les vents souillent aussi avec une grande régularité : ledomaine de l’air appartient aux vents alizés qui, dans ces parages, où lamasse énorme de l’Amérique méridionale les détourne quelque peu de leurvoie normale, liaient plutôt du nord que du nord-est. Chaque jour, ilsaugmentent graduellement en force avec la chaleur du soleil, puis dimi-nuent peu à peu, et souvent les nuits sont parfaitement calmes. Fendantl’hivernage, c’est-à-dire de mai en novembre, ce sont les vendavales ou« vents d’aval », c’est-à-dire les alizés du sud-est, transformés en moussons,qui dominent sur les côtes. Les brusques coups de vent que redoutent lesnavigateurs du golfe Mexicain sont moins dangereux sur le littoral desisthmes, cependant il ne se passe guère d’année sans qu’une de ces tem-pêtes bouleverse les eaux dans la haie de Colon, et presque toujours d’une
1 Verniol, Acclimatement dans l'isllimc de Panama , Société d'Anthropologio, séance du7 février 1881).