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Livre XVII. Indes occidentales.
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X 01'Y K [. L K GÉOGRAPHIE IM YERSELLE.

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cl sa gueule s’ouvre à l'extrémité de la tète, non au-dessous du museau,comme chez les autres requins'.

Les habitants de la province de Panama sont en grande majorité, commeleurs voisins de l’Amérique Centrale , les représentants d’une race mêlée, àla lois Espagnols , Indiens et nègres, mais la part de l’élément africain yest beaucoup plus forte (pie dans la population des cinq républiques.De| mis l’abolition de l’esclavage, la Jamaïque n’a cessé d’envoyer des immi-grants, noirs et de couleur, sur les rivages de l’isthme; puis les travaux duchemin de fer, ceux du canal ont attiré d’autres Jamaïcains par milliers, etnombre de ces terrassiers sont restés comme petits marchands ou culti-vateurs dans ce pays, dont le climat leur convient parfaitement et où le faitseul de défricher un terrain inculte donne un droit de propriété définitifsur le sol occupé. En plusieurs villages de la côte atlantique ils constituentla population dominante, et même dans l’ensemble de la contrée ils peu-vent cire considérés à maints égards comme l’élément civilisateur, car cesont eux qui entretiennent le mouvement des échanges, qui sont les por-teurs des marchandises, des nouvelles cl des idées, (pii contribuent leplus activement à modifier les coutumes des aborigènes. Ils sont aussiles initiateurs des riverains à la connaissance du jargon, à la fois espa-gnol et anglais , nécessaire dans les transactions usuelles avec les marinscaboteurs.

Quelques ^ _ ' ’es indigènes ont gardé, sinon la pureté complète de la

race, du moins l’aspect physique, les mœurs, le langage primitifs. Ainsi lesGuaymi, ou les «Hommes», qui vivent dans la partie occidentale de laprovince, se sont groupés pour la plupart dans la haute vallée Miranda,cirque de montagnes ne communiquant avec les plaines littorales de lalagune Chiriqui (pie par un défilé de passage difficile : c’est dans ce bassin,d’environ 400 mètres d’altitude, qu’ils se sont retirés pour éviter tout con-tact avec les Espagnols et maintenir leur indépendance; nègres ni blancsne peuvent entrer que par la faveur de quelque chef puisssanl. La princi-pale tribu est désignée sous le nom de Validités ou « Vaillants », sur-tout à cause des duels acharnés auxquels ils se livraient après la moindreoffense ou parole malsonnanle: il était rare autrefois de voir un Valientedont le corps ne fût pas couvert de cicatrices 5 . Ces Indiens appartiennent à

1 G. Chiei'chia, The Voyage of llie Yeltor Pisani, iValure , Aiig. I i, 1884.

8 Roberls, Voyages and Excursions en tlie Easl Coasl and the interior of Central America , 1827.