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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

menacent de dégrader de la même manière un canal à écluses : il faudra,suivant un plan proposé par les premiers ingénieurs, et modifié diverse-ment depuis cette époque, emmagasiner les eaux de crue par d’énormesbarrages, retenant jusqu’à 500 millions de mètres cubes. Ces ouvragestransformeront en une série de lacs toute la vallée moyenne du Chagresjusqu’en amont de Cruces; pour sauvegarder le canal en temps d’inonda-tion, on a même proposé de détourner le lleuve de sa voie et de le jeter parquelque tunnel, non encore étudié, dans le golfe de Panama'. Ainsi lestravaux à faire, même avec un simple canal à écluses, seront toujoursénormes, et plus le faite à franchir sera élevé, plus la concurrence du canalfutur de Nicaragua , passant à moins de 54 mètres au-dessus du niveau de lamer, diminuera la valeur économique du percement de Panama . Chaquemarche à gravir sur le canal en écartera la navigation par centaines demille tonnes et favorisera les lignes de chemins de fer transcontinentaux.Déjà l’ouverture des voies ferrées américaines deNexv-York à San-Francisco avait réduit en dix années de plus des neuf dixièmes le trafic du chemin defer de Pananni*.

Quoi qu’il en soit des chances diverses de tel ou tel projet, l’œuvresera reprise tôt ou tard, à moins que d’autres découvertes ne rendent inu-tile le creusement d’une voie navigable. Il faut espérer (pie tant de vieshumaines, tant de nobles intelligences, tant de forces de dévouement em-ployées an travail d’aménagement de la planète n’auront pas été sacrifiéesen vain. Les prodigieux engins accumulés sur ce point vital de la Terre seront utilisés; ces tranchées énormes, que l’on contemple avec stupeur,livreront passage aux eaux entremêlées des deux Océans. La puissance deplus en plus grande de l’industrie et l’accroissement annuel du commerce,qui vient frapper aux portes opposées de l’isthme, concourent à faire dupercement de Panama une entreprise d’accomplissement probable. .Maiselle restera peut-être interrompue pendant de longues années : l’accordn’a pu s’établir entre les anciens concessionnaires et le congrès de la Co-lombie .

A l’est de Puerto-Belo, sur ia côte atlantique de Panama, il n’est plus devillages où les Indiens ne soient en grande majorité. La colonie Nombre de

* Rapport de la Commission d’études envoyée à Panamà .

2 Commerce de New-York à San Francisco par Panamà en 18G8 : Ô50 000 000 francs.» » i) » » 25 000 000 »

(Ninimo, Weekly Times, Sept. 14, 1880.)