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Livre XVII. Indes occidentales.
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COMMERCE, INDUSTRIE DE CUBA .

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industrie manufacturière; presque tous les objets de fabrication lui vien-nent de l’étranger. Mais cette pauvreté des Cubains en usines — à l’excep-tion des fabriques de sucre et de cigarettes, —de même que les nécessitésde l’alimentation publique obligent les insulaires à faire un commercetrès actif avec les contrées de production agricole et industrielle, cependantce sont des Catalans qui ont presque entièrement monopolisé le trafic dedétail : les mots « épicier» et « Catalan » sont devenus synonymes'. la 1mouvement des échanges avec l’étranger, que l’on peut évaluer en moyenneà 400 millions de francs, mais qui a subi des oscillations énormes à causedes changements de tarif, est d’environ ‘250 francs par tète d’habitant, etemploie des milliers de bâtiments, qui font un service régulier avec lesports principaux de la méditerranée Américaine et de l’Atlantique, maissurtout, avec les Etats-Unis 3 . L’Espagne est au second rang dans le mou-vement commercial de Cuba , quoique Elle eût grand intérêt à faire sesachats en des pays plus rapprochés : par les droits différentiels la mèrepatrie oblige, pour ainsi dire, sa colonie à se fournir de marchandises dansles ports de la Péninsule, et celle-ci doit même importer des farines del’Amérique du Nord afin de les revendre à Cuba : pour un très grand nom-bre d’articles, l’Espagne n’a d’autres clients que les Cubains, forcés des’adresser à elle. Le trafic de cabotage se lie en chaîne continue sur tout lepourtour de Elle et emploie plusieurs milliers de petits navires, d’un portmoindre de 50 tonnes : quant aux bateaux à vapeur, qui représentent àeux seuls le tiers du tonnage, ce sont des nefs de grandes dimensions,employées presque exclusivement pour le trafic avec l’étranger 3 . A elleseule, la cité de la Havane possède les deux tiers de la flotte à vapeur del’ile entière.

La construction des voies ferrées a commencé à Cuba dès l’année 1837,mais on ne s’est d’abord occupé (pie de l'attacher la Havane aux régionsproductives des alentours, et le réseau, très irrégulier, se forma seule-ment dans la partie occidentale de l’ile; la partie orientale ne possède

1 Hippolyte I’iroii, L'ile de Cuba .

8 Commerce de Cuba avec les Etals-Unis en 1889 :

Importation . 55 Û00 000 francs.

Exportation. 260 000 000 »

Ensemble.

3 Flotte commerciale de Cuba en 1886 :

315 000 000 francs.

7219 navires à voiles, jaugeant76 bateaux à vapeur, »

77 564 tonnes.51 659 »

Ensemble : 7295 navires, jaugeant 109 205 tonnes.

XVII.

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