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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

I.a Dominicanie est dans une voie de progrès rapide, grâce à la forte 1natalité, à la paix générale qui s’est maintenue pendant les dernièresannées et à l'immigration considérable provenant des îles peuplées de laJamaïque et de Puerlo-Kico. Tandis que la plupart des documents relatifs àSanto-Domingo reproduisent le chiffre de 500 000 comme représentant lapopulation de l’Etat, une évaluation officielle faite en 1888 élevait à (310000le nombre total des habitants, et l'on peut admettre que le chiffre d’undemi-million d’hommes n’est pas exagéré, tant les naissances dépassent lamortalité : il n est pas rare de constater qu'elles l'emportent de trois foissur les décès. Les Dominicains sont en très grande majorité de race mêlée,les croisements ayant déjà commencé à la lin du quinzième siècle, etdans ce mélange l’élément européen est beaucoup plus fortement repré-senté qu’en Haïti : il s’accroît encore d’année en année par l’immigrationet ne manquera pas de modifier aussi par degrés les populations de la répu-blique franco-africaine, car d’un côté à l’autre de la frontière les relationsdeviennent de pins en plus actives.

Les ressources de Santo-Domingo sont moins exclusivement agricoles quecelles de la république Haïtienne . L’Eta t oriental a des veines métallifèresexploitées, notamment les mines d’or et d’argent où les conquérantsavaient fait périr à l’œuvre toute la population indigène; il possède ausside vastes savanes, pâturages naturels où les Dominicains pourraientélever assez de chevaux et de hèles à cornes pour suffire aux demandes detoutes les Antilles. La principale culture de Santo-Domingo est la canne àsucre, dans laquelle on ne voit pas, comme en Haïti , le symbole vivant del’ancien régime d’esclavage, et que fou utilise, non seulement pour lafabrication du tafia, mais aussi pour celle des cassonades et du sucre’.L’histoire locale a conservé les noms de Pedro d’Esencia (ou d’Alensa), qui,en 150(3, apporta la canne des Canaries à Santo-Domingo , et des deuxplanteurs Dallestro et Yeloso, qui furent les premiers à la multiplier. Lecafé est un grand article d’exportation, comme dans la ré ' ” _ e occi-dentale, et la culture du tabac s’est beaucoup accrue dans les dernièresannées 4 , sous la direction de planteurs cubains, surtout, dans la sierra diteTabaco d’après la nature de ses produits : c’est l’ensemble des coteauxde gravier rouge qui se détachent des montagnes de Cibao, entre lesrivières Gurabo et Cana, affluents du Yaqui. L’accroissement de la cul-

* Production de ta canne à sucre à Santo-Domingo en 1887 :

18 683 tonnes de sucre ; 21 959 tonnes de mélasse.s Exportation du tabac de la Dominicanie en 1887 : 8079 tonnes.