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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Les commencements de la colonisation furent très difficiles, et des ou-ragans, une invasion des Caraïbes , la destruction des premières culturespar les fourmis firent abandonner file, qui se repeupla lentement. En1700, Puerlo-Rico n’avait que trois villages. Mais depuis un siècle, Pucrto-Rico est un des pays dont la population s’est accrue avec le plus de con-stance et de régularité. En 1705, un premier recensement 1 donnait à Pileentière un nombre total de 44 845 habitants, répartis en vingt-quatredistricts. Depuis cette époque, l’accroissement n’a cessé de se faire suivantune progression normale, d’année en année, si ce n’est en 1855, lorsd’une épidémie de choléra qui enleva 50 000 personnesActuellementla population dépasse probablement 820 000 : le doublement des habi-tants s’est fait en moyenne tous les trente ans, presque aussi rapidementque celui des Canadiens français, cités d’ordinaire en exemple. Par rapportà la superficie, Puerto-Rico est très populeuse : elle a beaucoup plus derésidents que les trois autres Grandes Antilles et dépasse également la mèrepatrie en densité kilométrique; il est en Europe et dans le Nouveau Mondepeu de contrées qui, à cet égard, l’emportent sur la quatrième Antille *. Enmoyenne, les naissances sont près de deux fois plus nombreuses que lesmorts. La fécondité naturelle du sol et l’uniformité de son relief expliquenten partie le peuplement de Puerto-Rico pendant le cours de ce siècle : enoutre, l’île reçut de 1810 à 1825 une forte immigration d’Espagnols ayantquitté de gré ou de force les pays insurgés du Nouveau Monde. Les rela-tions étaient alors fréquentes entre Puerto-Rico et les contrées de l’Amé-rique méridionale, surtout le Venezuela , et, comme leurs frères de race,les habitants de l’ile antilienne voulurent conquérir leur autonomie. Ils sesoulevèrent en 1867 aux cris de « Vive l’indépendance de Borinquen ! »;mais un tremblement de terre effraya les conjurés, et l’année suivanteune nouvelle révolte fut promptement réprimée 1 . Depuis cette époqueaucune autre tentative d’indépendance ne s’est produite.
Diverses raisons, d’importance majeure, ont contribué à la remarquableprospérité des insulaires. Ils ne possédaient ni mines d’or ni privilèges
* Alejandro O’Reylly, Mevnoria sobre la isla de Puerlo-Ilico.
* Jimcno Agitis, Poblacion y Comercio de la isla de Puerto-Rico.