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les eaux profondes, arrachés à la zone des tempêtes, on s’étonne de voir unaussi admirable bassin absolument désert depuis quinze siècles, car lesRomains y avaient un port. A peine aperçoit-on à sa surface quelques bar-ques de pécheurs ; les navires de commerce , les bateaux de cabotage mêmene visitent jamais cette mer intérieure; sur ses rives, pas un port, à peine
N° 77. — ÉTANG I)F. BERRE.
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de rares établissements industriels utilisant les produits de la pèche et desmarais salants. D’après la carte hydrographique levée en 1844 et contrôléedepuis par une nouvelle exploration, l’étang de Berre offre aux navires du plusfort tirant d’eau un mouillage de très-bonne tenue ayant de cinq à six millehectares de superficie, soit environ sept fois l’étendue de la rade de Toulon;en outre, les bâtiments moyens et les petites embarcations auraient à leurservice tout le pourtour des côtes d’un bassin de vingt mille hectares. On