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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
comprend quelle serait l’immense utilité de ce port intérieur commeentrepôt et remise générale des marchandises qui encombrent maintenant leport de Marseille. Les minerais, les marbres, les grains de l’Algérie , les blésde l’Orient, les bestiaux, les fourrages, les colons pourront être facilementemmagasinés sur les bords de l’étang et s’expédier ensuite à peu de frais verstous les lieux de consommation, surtout quand un outillage complet de jetéeset de chemins de fer aura mis l’étang en communication avec Marseille et toutesles villes du Midi . Il ne reste qu’à draguer jusqu’à une profondeur suffisantele canal de Caronte, qui réunit le lac à la mer, et à faire sauter les rocherssous-marins qui gênent l’entrée ' de Bouc. Or ce sont là des travaux
N° 78. — BANAL DE CARONTE.
Echelle de 1 : 80.000
0 1 2 3 't 6 Kil.
2° I E.de Pari»
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de peu d’importance relative, dont quelques millions viendraient facilementà bout; si l’étang de Berre appartenait aux Anglais , il serait certainementun lieu de rendez-vous pour des flottes entières et les bords en seraiententourés d’un collier de villes populeuses. En outre, il faut tenir comptedes infamies possibles de la guerre, et quoique le bombardement d’un portouvert, comme l’est celui de Marseille , fut une atrocité qu’on a bonté deprévoir, on doit cependant se prémunir contre ces terribles chances. C’estune raison de plus pour que l’étang de Berre soit transformé en un grandport ; dans ce bassin tranquille, les navires seraient non-seulement horsde toute atteinte, ils seraient même hors de la vue de l’ennemi, grâce à lachaîne de l’Eslaque, dressée entre la mer et les eaux intérieures. Quantaux alluvions de l’Arc et de la petite rivière de Touloubre, dont le lit infé-