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équivaut à celle que donneraient 5,500 tonnes de bois, soit le produit de550 hectares. Malgré l’altitude de la ville, qui est de 050 mètres, le sol estsi tiède, même en hiver, que la neige fond en tombant : au-dessus de lagrande source, dont la température dépasse 80 degrés, les vapeurs montentdans le ciel en un véritable nuage.
La vallée de la Truyère (ou Trueyre) limite nettement au sud le volcan leplus considérable de la France , et celui qui par les proportions de ses cou-lées peut le mieux se comparer à l’Etna et aux autres grands volcans dela Terre. Les diverses cimes du Cantal constituent par leur ensemble unesorte de cène régulier complètement isolé et reposant sur une énorme basede 150 kilomètres de tour. Les granits du plateau s’inclinent de toutes partsvers la base du volcan et l’entourent ainsi d’une sorte de fossé ; mêmependant l’époque tertiaire, plusieurs lacs étendus, presque des mersd’eau douce, occupaient la région sur laquelle se déversèrent depuis lestorrents de laves ; le plus vaste de ces bassins lacustres était celui aumilieu duquel s’élève actuellement la ville d’Anrillac. D’après le témoi-gnage des géologues, que la vue des assises terrestres et de leurs fossilesfait assister par la pensée à tous les phénomènes de la planète, c’estpendant l’âge miocène qu’eut lieu la première éruption du Cantal , etle dernier paroxysme du volcan, le plus terrible, date du commencementde la période quaternaire. Alors la masse de basalte fluide qui s’épanchade la cheminée centrale sortit en telle abondance qu’elle recouvrit commeun manteau toutes les pentes du cône, s’amassa dans les creux jusqu’à120 mètres d’épaisseur et s’étendit à 15 et 20 kilomètres de la base duvolcan, sur les assises tertiaires, sur le terrain houiller et les roches cristal-lines : les anciennes forêts qui croissaient sur la montagne furent convertiesen une mince couche de charbon, que l’on étudie de nos jours avec soinpour y retrouver la flore de ces temps antiques 1 . Le cône d’éruption, dontla hauteur était probablement d’environ 2,500 mètres, se dressait à l’ouestdu point culminant actuel, le Plomb du Cantal, et tout autour, formant unamphithéâtre de plus de 50 kilomètres, s’élevait un rebord circulaire dontles ruines existent encore. Le Puy Mary, le Puy Chavaroche, sont destémoins de cette enceinte démolie.
Les glaciers considérables qui ont recouvert le massif du Cantal après lapériode des éruptions, pendant les deux âges glaciaires, ont contribué àniveler toutes ces hautes saillies du grand cratère. Les glaciers tournésvers l’ouest, c’est-à-dire vers le côté qui était alors, comme de nos jours,
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