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montrent guère que dans le fond des vallées. De ce côté, les coulées sesont unies en un vaste plateau régulièrement incliné vers l’est, tout à faitdépourvu île végétation arborescente et d’un aspect monotone, auquelon a donné le nom caractéristique de Planèze. Une de ses terrasses ter-minales, pâté de basaltes formé de prismes réguliers qui s’étagent lesuns au-dessus des autres, porte à son extrémité la ville de Saint-Flour,ancienne capitale de la haute Auvergne . Au nord de l’Alagnon, qui con-stitue la limite septentrionale de la Planèze, d’autres coulées superposéesde basalte se terminent immédiatement au-dessus de Murat par la bellemontagne pyramidale de Bonnevie, depuis longtemps célèbre à cause de lamultitude de ses prismes étagés : on en trouve de 20 mètres de hauteur,sans fissures, ni joints. Au nord de Massiac , une autre colline qui s’avanceen forme de cap entre la vallée de l’Alagnon et celle d’un petit affluent,est dominée par trois couches égales de basalte colonmaire disposées enretrait comme les temples étagés d’une prodigieuse Babel 1 .
Les plateaux du Cézallier, sur lesquels le vent passe librement, des bas-sins de la Loire et de l’Ailier à celui de la Dordogne , forment le seuil de,séparation en Ire le massif du Cantal et celui du mont Dore; ils sont aussientièrement recouverts de basaltes. Peu de régions en France sont plusdésolées; mais immédiatement au nord se dressent les monts Dore , encoreadmirables par leurs vallons sauvages, leurs déchirures volcaniques, leursbassins d'explosion, partout où les forêts ont été respectées. Quoique beau-coup moins vaste que le Cantal , ce massif est cependant plus élevé, et c’estparmi ses [liions que se dresse le sommet le plus haut de la France cen-trale, le Puy de Saney, superbe observatoire d’où l’on contemple à la foisla plus grande partie du plateau granitique, des collines du Limousin auxmontagnes des Cévennes. Par delà le profil bleuâtre du Mézenc et du Forez ,on aperçoit même les vagues linéaments des grandes Alpes .
Autour du Puy de Sancy, à la florule déjà tout alpine, s’élèvent d’autressommets à peine inférieurs en altitude, le Puy Ferrant, le Puy de l’Ai-guillier, le Cacadogne, qui tous faisaient partie jadis d’un grand cratèred’éruption. Les énormes ravines que les éboulis, les glaces, les eaux et tousles météores ont creusées dans l’épaisseur du massif, ont fait disparaître le
Mailhebiau (monts d’Aubracl. . . 1,471 met.
Cliaudes-Aigues. 650 »
Plomb du Cantal. 1,858 »
Puy Mary. 1,787 »
Puy Chavaroche. 1,744 «