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Livre II. La France.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

la Garonne , le passage se fait aussi entre les races et naguère se faisait entreles langues . là finissait jadis la zone de la langue d’oïl, qui s’étend main-tenant sur la France entière. C’est dans le détroit du Poitou et de l’An-goumois que se portaient alternativement, de côté ou d’autre, le flux etle rellux des hommes du Nord et du Midi luttant pour la suprématie. Làles l'ranks encore barbares se heurtèrent contre les Aquitains et contreles Yisigoths déjà romanisés ; les chrétiens et les musulmans y luttèrentpour la domination des Gaules; les Français du Nord et les Anglais maîtres de la Guyenne s’y rencontrèrent en une terrible bataille; plustard, les protestants et les catholiques, les premiers venant surtout duMidi, et les seconds appartenant principalement aux provinces du Nord, yeurent leurs plus violents conflits ; enfin dans les dernières années du dix-huitième siècle, c’est dans la Vendée que la guerre civile entre républi-cains et royalistes a sévi avec le plus de fureur. Par la lutte des diversesopinions, ces départements de l'Ouest peuvent encore être considérés commeune sorte de région moyenne où s’établit l’équilibre de la France .

Les collines basses, dont les chaînons se ramifient diversement à l’ouestdes montagnes du Limousin , sont parmi les moins pittoresques du territoirefrançais ; elles ne présentent que de longues croupes blanches ou rougeâtres,suivant la nature du sous-sol rocheux; dans certains districts, notammentdans la Menue, la contrée serait vraiment laide, si de distance en dis-tance des bouquets de bois, les prairies des vallons et des roches faisantsaillie ne donnaient quelque variété au paysage. Les vallées qui inter-rompent ces coteaux monotones charment d’autant plus que leurs rivageset leurs îlots, formés de la décomposition des roches mêlées aux débrisorganiques, sont d’une grande fertilité, et que leurs eaux, peu rapides,où se mirent les châteaux et les moulins, sont très-claires, ombragéesde saules, de peupliers et de trembles. Les collines crayeuses prennentaussi un aspect tout particulier de majesté là où elles viennent pré-senter à la Gironde la tranche de leurs assises coupées à pic par lesflots de l’estuaire. Quelques-unes de ces falaises, Talmont, Meschers, Su-zac., ont la beauté de celles qui dominent la Manche. Percées de grottes,bardées de rochers à leur base, limitées à droite et à gauche par desvallées ombreuses, ces hautes parois blanchâtres sont les bornes angu-laires de tout l’édifice continental au nord de la Garonne . Sur le litto-ral français , ce n’est qu’à 240 kilomètres plus au sud que l’on ren-contre d’autres rochers, perçant de leurs arêtes la couche horizontale desterres et des sables.

à ers Parthenay , dans la région du Poitou qui forme le faîte entre la