COTEAUX DE L’AN'GOl'MOIS, PATINE ET BOCAGE.
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Sèvre niortaise et divers affluents de la Loire , les collines, plus élevées,ont un autre caractère. Elles l'ont déjà partie du massif granitique dunord-ouest de la France et n’ont plus les longues pentes uniformes desplateaux crétacés. Les eaux de pluie, fort abondantes dans cette région voi-sine du grand réservoir océanique, ne trouvent point dans le sol de fissures»jui leur permettent de couler sous les couches superficielles pour reparaîtreau loin en rivières imprévues; elles doivent ruisseler à la surface ou s’a-masser en mares dans les creux du granit. Chaque vallon a son petit cou-rant d’eau et sa haie d’arbres inégaux serpentant dans les sinuosités dufond; mais la roche dure ne porte qu’un mince revêtement de terre végétaleet maints districts méritent encore par leurs friches et leurs maigres culturesl’ancien nom de Gâtine donné à la contrée O 11 ne sait ce qui a valu à laplus liante éminence, qui s’élève à près de 500 mètres, l'appellation demont Malchus ou Mercure : il faut y voir probablement le nom d’un anciendieu auquel la colline était consacrée. Les vieilles religions se sont conser-vées longtemps dans cette partie reculée des Gaules , qui jadis était pauvreet ne pouvait guère tenter d’envahisseur ; on y voit encore un grand nombrede mégalithes, dont quelques-uns sont d’énormes dimensions.
Les collines qui se rattachent aux hauteurs de la Gâtine forment à l’ouestla région du Bocage, et au nord, du côté de la Loire , la contrée qu’on pour-rait appeler la « àendée militaire », théâtre de tant de combats pendant lesguerres de la Révolution. L’aspect du Bocage est original et çà et là char-mant. Des baies de chênes, d’ormes et de châtaigniers ébranchés séparentles uns des autres les petits enclos et bordent tous les chemins creux, tous lesruisseaux : des hauteurs, on croirait voir une forêt ; les maisons isolées, leshameaux, les villages mêmes se cachent derrière des rideaux de végétation.La contrée qui s’étend au nord de la Gâtine est un pays des plus agresteset des plus variés, grâee aux « cheiiitres » ou bordures de prairies, dehaies et d’ormeaux qui entourent les champs. On comprend quels obstaclesce pays si découpé de la Vendée opposait à la marche des armées, lors-qu’il n’était pas encore traversé par de larges chemins et que tous lessentiers étaient coupés de fondrières; derrière chaque arbre pouvait seblotlir un ennemi. Ce n’est qu’au prix des plus grands sacriiices que lestroupes républicaines purent, à la fin du siècle dernier, triompher desroyalistes de la Vendée. Au moyen âge, cette contrée de la France , de sidifficile accès, était en outre défendue au nord par une « marche », dontles habitants avaient pour mission de faire respecter les frontières : de l’ilede Bouin à Tiffauges , cette zone fermée aux incursions guerrières séparaitle Poitou de la Bretagne ; les communes de cette région interdite aux