Band 
Livre II. La France.
Seite
725
JPEG-Download
 

I> A FU S.

725

France en général, entretient près de 5(>0 écoles primaires 1 , l'État dispense l'instructionsupérieure dans de grandes écoles', dont quelques-unes, telles que l'École polytechnique ,l'École des ponts et chaussées, l’Ecole des mines, ont un nombre limité d’élèves, tandisque les autres, comme l'École des beaux-arts et l'Ecole de médecine, la première dumonde par son enseignement, sont librement ouvertes à un nombre illimité de disci-ples. Les étudiants qui se pressent en foule aux cours des professeurs aimés rappellentces temps du moyen âge où Paris était la plus grande ville universitaire et où vingtnulle étudiants emplissaient les rues du quartier latin ; d'ailleurs c'est toujours là qu’estl'espérance du pavs : c'est là qu'est l'avenir de la France. Des cours publics au Collègede France , à la Sorbonne, à la Bibliothèque s’adressent à tous les hommes d'étude, et

■fr^n

LE X O V V F. L O P É H A

Dessin de P. Benoist, d’après nature.

parmi ces cours on en cite plusieurs dont l'écho a retenti dans le monde. Quelquesthéâtres sont aussi de grandes écoles, du moins pour 1 art de bien dire, et certes iln'est pas de jouissance plus délicate que celle d’entendre les grands acteurs du Théâtre-Français. Parmi les nombreuses sociétés libres qui se sont constituées à Paris pour ledéveloppement des sciences, quelques-unes prennent une part des plus considérables aumouvement contemporain : telles sont les principales Sociétés de Médecine et de Chirur-gie, la Société de Géologie, la Société de Géographie , la première qui se soit fondée, la

* Nombre des enfants dans les écoles en 1875 : 190,000, soit 2 sur 19 habitants.Étudiants en 1876 : 9,200, dont 5,000 étudiants en médecine.

Hommes de la classe de 1875, dans la Seine ..

Nombre de ceux qui savaient lire, écrire et compter.. . ..

Bacheliers.

Complètement illettré.. ..

14,578

15,560

669

249