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il dépend, a plus d’importance que son chef-lieu : jadis le siège des états du Iiarrois, ilest devenu le lieu des assises pour tout le département de la Meuse ; un fort, nouvelle-ment construit sur la hauteur, protège la ville à l'est et continue la ligne de défense dontToul et Nancy sont les deux principales forteresses. Saint-.Miliicl se glorifie d'avoir vunaître le célèbre sculpteur du seizième siècle Ligicr-Ricliier; les deux églises de h ville ontde lui des œuvres remarquables: un de ses groupes, composé de treize personnages plusgrands que nature et taillés dans un seul bloc, représente l'Ensevelissement de Jésus-Christ. Saint-Mihiel était la résidence du cardinal de Retz ; c’est là qu’il écrivit sesmémoires.
Verdun, deuxième ville de la Meuse et l’un des quatre chefs-lieux d’arrondissement, estbâti sur les deux bords du fleuve ; avec Metz et Toul , il a donné à une grande partie dela Lorraine c de « Trois-Evèchés ». Ville antique, ainsi que le témoigne
la terminaison celtique de son nom, Verdun occupe une position importante comme lieude passage sur la Meuse , dans le voisinage de la grande plaine de la Woëvre et en facedes défilés de l’Argonne : en 1792 et en 1870, les événements ont prouvé l’utilité de cetteplace de guerre, dont on fortifie maintenant les ouvrages. Verdun est célèbre dans* l’his-toire par le traité de 845, qui partagea l'empire carlovingien, et fut ainsi pour la France et pour l'Allemagne le point de départ de leur histoire distincte. Comme les autres villesde la contrée, Verdun se distingue par une spécialité de confiserie : elle a ses fameusesdragées et fait d’excellentes liqueurs.
A l'ouest de Verdun, Clermont, chef-lieu d«v l’ancien Clermontois, et Varennes , oùLouis XVI et sa famille furent arrêtés en 1791, sont près de la grande forêt d'Argonne ,sur l'Aire, sous-alïluent de la Seine par l'Aisne et l'Oise. A l'est de Verdun, Étain est lebourg le plus populeux et la grande étape sur la route de Metz , tandis qu’en conti-nuant de descendre la Meuse au nord, on ne traverse qu'une petite ville, Stenay , où setrouvent des usines métallurgiques et dont on vante les biscuits et les macarons. C'estle principal groupe de population de l’arrondissement septentrional. Le chef-lieu, Mont-médy, n’est qu'une bourgade fortifiée , dressant ses murailles pittoresques au-dessus de latortueuse Chiers 1 .
Le département des Ardennes doit son nom à l'antique forêt dont les restes occu-pent encore environ le cinquième du territoire. Le pays dépendait jadis presque enentier de la Champagne ; seulement quelques districts avaient été détachés, à l'ouest etau nord-ouest, de la Picardie et du Ilainaut. Quant aux divisions naturelles, la géologieles indique nettement : au sud s’étendent les plaines champenoises, de formation crétacée ;au centre, les hauteurs jurassiques de l’Argonne se reploient en demi-cercle jusque dansle haut bassin de l’Oise, tandis qu’au nord les plateaux schisteux et froids de l'Ardenne dominent de part et d’autre la profonde gorge de la Meuse . Le département des Ardennesa de grandes richesses dans le sous-sol : ses mines de fer, ses carrières d'ardoises, ses gi-sements de phosphate accroissent notablement ses ressources. L’industrie du pays est aussi
< Communes les plus importantes de la Meuse en 1872 :
Bar-le-Üuc. 15,200 hab. j Ligny-en-Barrois . 4,000 hab.
Verdun-sur-Meusc. 10,750 » , \aucouleurs . 2,700 >
Saint-Mihiel . 4,500 » j Étain. 2,700 s
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