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de la poussinière. Les malades qui se soumettent à l’action curative del'acide carbonique et dont le corps baigne dans le gaz, maintiennent leurtète en dehors de l’étuve, grâce à un couvercle qui leur serre le cou commeun carcan; cependant il est encore dangereux de se baigner à certainesheures, à cause de la fuite du gaz. Après les pluies, on voit partout lesbulles d’acide carbonique jaillir de la terre à travers l’eau qui la recouvre.Les sources acidulés sont innombrables. Enfin, à Kis Sûros, des gaz combus-tibles s’échappent du sol, semblables à ceux du Modénais et de la péninsuled’Apchéron
Le pavs des Magyars, Hongrie et Transylvanie , est arrosé par une grandeabondance d’eau. La pluie qui tombe dans cette région de l’Europe centrale peut être évaluée à deux tiers de mètre en moyenne, et le Danube apporteen outre l’énorme volume liquide qu’il a recueilli dans son bassin supé-rieur. Sur un espace de près de 1,000 kilomètres en comptant les détours,le grand fleuve traverse les / ' es de Hongrie , et de tout le pourtour del’immense amphithéâtre des Alpes et des Carpales descendent les torrents etles rivières pour grossir la masse de ses eaux. Quelques-uns de ces affluents,la Save, la Dravc, la Tisza, comptent, en Europe parmi les fleuves de pre-mier ordre et sont navigables sur une grande partie de leur cours.
Sauf la petite rivière de l’oprad, issue des neiges du Tâtra et descendantau nord vers la Yislule, la Hongrie et la Transylvanie n’ont point de cou-rant qui n’appartienue au bassin du Danube . ” ^ goutte que distillentles sources des Carpates finit, de détour en détour, par gagner les plainesbasses de la Hongrie et s’enfuit par le défilé des Portes de Fer ; seulement laSil, l’Aluta et le Bodza ou Buseo de Transylvanie se rendent directement aubas Danube par les trouées des montagnes. Cette convergence singulière detoutes les eaux du pays magyar a eu pour résultat de donner aux populationsune plus grande unité politique. A cet égard, l’avantage est grand; mais, aupoint de vue des échanges de toute espèce avec les nations environnantes, leréseau fluvial est des plus défectueux. Tous ies chemins naturels qu’il traceau commerce éloignent des pays étrangers au lieu d’en rapprocher; le mou-vement du pourtour vers le centre est grandement diminué par le manqued’issues. Hydrographiquement, il n’existe que deux passages faciles, ceuxqu’offrent les deux portes danubiennes : l’une qui mène en amont versl’Autriche et l’Allemagne, l’autre qui conduit en aval vers la Roumanie , la