MAGYARS F.T SZÉKEI.Y.
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région centrale de la Hongrie ; mais en dehors de ce continent sont éparsesbeaucoup d’iles de population magyare , les unes encore dans la plaine, lesautres déjà dans la montagne. Plusieurs de ces îles se trouvent à l’ouestparmi les Allemands, au nord parmi les Slovaques et les Ruthènes, au sudparmi les Serbes. On les rencontre surtout à l’est, dans les liantes valléesde la Transylvanie . Les régions minières y sont en grande partie peupléesde Magyars, et l’angle extrême du territoire, au grand coude des Carpatesorientales et des Alpes transylvaines, est presque exclusivement habitépar des hommes de même race. Les Székely (en allemand Szeklers) sedisent les descendants directs de l’armée d’Attila , mais sans autre preuveà l’appui que des récits fabuleux du moyen âge. Au contraire, il sembleressortir clairement des témoignages de l’histoire que, sous la domina-tion des Gépides et de leurs successeurs les Avares, aucun peuple lmnniquen’occupa les plateaux de la Transylvanie . Les Székely ou « Sicules », —ainsi qu’on a pris la mauvaise habitude de les nommer, comme s’ils pou-vaient être parents des Sicules méditerranéens, — ne sont autre chose quedes Magyars, les frères des habitants de l’Alfôld; leur langue est la mêmeet ne contient point de mots qui démontrent une ancienne séparation d’avecles autres Hongrois. Leur nom signifie simplement « Gens de la frontière»,et d’autres Székely, dont le souvenir s’est perdu dans le pays, étaient postéssur les confins occidentaux de la Hongrie 1 . Les Székely de Transylvanie ser-vent d’avant-garde à la nationalité hongroise contre les peuples de l’Orient.De leur citadelle de montagnes, ils séparent les groupes des Roumains etceux des colons allemands, et fournissent ainsi un point d’appui politique àleurs compatriotes de la plaine. Ayant mieux conservé les anciens usages, pré-cisément à cause de la difficulté des communications, ils se considèrent, sansraison, comme les plus nobles de tous.
Quoique unis de nos jours en un corps de nation qui se distingue entretous les peuples par sa grande cohésion patriotique, tous ceux qui se disentet se croient Magyars en Hongrie et en Transylvanie descendent de peupladesfort diverses et longtemps ennemies les unes des autres. Les tribus desJazyges, les Quades, les Gètes, les Races et autres habitants du grand am-phithéâtre des Carpates , n’ont point été exterminés par les conquérantsdu pays et leur descendance se retrouve certainement dans les populationsactuelles. Lors de la décomposition de l’empire romain, la plaine immenseet les plateaux environnants devinrent un grand champ de bataille. Goths,Gépides, Vandales et Alains s’y établirent en conquérants, puis vinrent les