SCO
NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
et foulent le raisin, rend les vins blancs impropres au transport, exceptéceux qui sont à la fois sucrés et alcooliques'.
Los pasteurs, qui parcourent encore mainte région de l’Alfold et lespâtis des montagnes, n’ont pas eu de progrès à faire dans l’art de paîtreleurs troupeaux; mais l’espace commence à manquer, et déjà les plainessont en grande partie reconquises par l’agriculture : le pâturage se rétrécitde plus en plus, tandis que l’étendue des prairies naturelles ou artificiellesne cesse de s’accroître. D’ailleurs la contrée n’est plus aussi riche qu’autre-fois en troupeaux de bétail”, on ne voit plus guère l’ancienne race des bœufsà demi sauvages aux longues cornes acérées ; les grandes épizooties im-portées par les armées russes en 1849 ont fait périr plus de 40U 000 bœufs,qui n’ont pas encore été remplacés, et les vaches, peu soignées, sont engénéral mauvaises laitières; enfin les buffles, qui dans certains districts ser-vent aux attelages, ont le tort d’être volontaires et souffrent beaucoup quandl’eau vient à manquer dans les mares on les ruisseaux; leur force prodi-gieuse et l’habitude qu’ils ont de se nourrir des fourrages les plus grossiersles rendaient très-précieux dans un pays de marécages et de boue, mais l’a-mélioration des chemins, le drainage du sol, les progrès de l’agricultureauront pour conséquence de les faire disparaître. Les chevaux du pays sontfort appréciés à cause de leur ardeur, de la sûreté de leur pas, de leurextrême force de résistance, et l’Etat possède de grands haras où l’on s’oc-cupe de conserver et d’améliorer la race. Quant aux brebis, le nombre ena beaucoup augmenté : les Magyars, que l’on aime à se représenter surtoutcomme un peuple de cavaliers, sont devenus pendant le cours du siècle unpeiqde de bergers; là où les Magyars sont le moins mélangés d’autres races,là aussi les plus grands troupeaux de brebis errent dans la puszta. L’élèvedu porc est une autre industrie nationale, et plus on se rapproche de laSerbie , plus on voit les bandes de cochons errer en grand nombre autourdes maisons de paysans 5 . Les jambons de Temesvâr le disputent à ceux deMayence par leur goût exquis.
Malgré la fertilité du sol, l’agriculture de la Hongrie a de grands désa-
1 Ernest Desjardins , Noies manuscrites.
- Schwicker, Statistik des Kônhjreiches L'ngarn. p. 240.r ’ Animaux domestiques en Hongrie-Transylvanie en 1870
Par 1.000 habitants.