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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Moravie, et de Troppau , dans la Silésie autrichienne, un archéologue,M. Jeitteles, a même découvert des restes de villages « fluviaux », queplusieurs indices lui ont fait supposer avoir été habités par les Gauloiset qui ressemblaient parfaitement aux refuges lacustres signalés en Gaule 1 .Du corail et des coquillages marins trouvés au milieu des poteries et desossements d’animaux prouvent que ces tribus étaient en relations de com-merce avec les habitants des bords de la Méditerranée.
Sous la pression des tribus de diverses races qui s’étaient mises en mou-vement dans la direction de l’occident, les Boïens finirent par être asservisou chassés de la Bolicme (Boienheim, Bôhmen ), quoique leur nom soittoujours resté en allemand celui de la contrée. Dès l’époque où les arméesromaines franchirent le Danube , des peuplades germaniques, les Quades etles Marcoinans, dominaient déjà dans le pays des Boïens . Lors de la grandemigration des peuples, il se lit une nouvelle poussée, et tandis que lesQuades et les Marcomans pénétraient en Bavière, les Rougiens et les Lom-bards s’emparaient de la Bohème. Ils durent à leur tour, vers le commen-cement du sixième siècle, céder la place à des Slaves, et ceux-ci, en dépitde nombreuses vicissitudes politiques, ont réussi à se maintenir en Bohêmeet en Moravie comme la race dominante; on cite cependant quelques dis-tricts, notamment le pays des Schônhengstler, sur les terres hautes de laBohème et de la Moravie , qui de tout temps, depuis les commencements del’histoire connue, ont été peuplés d’Allemands. Les deux contrées limitro-phes sont comprises d’ordinaire sous la désignation commune de pays de la«couronne de Sainl-Wenceslas », du nom du prince qui établit définitive-ment le christianisme dans la Bohème, au commencement du dixièmesiècle.
Les habitants de la Bohème et de la Moravie constituent bien la mêmerace, et leurs idiomes, que remplace peu à peu une langue littéraire com-mune, ne présentent que de légères différences. D’ordinaire le nom deTchèques est réservé aux Slaves de la Bohème, et leurs frères de la Moravie et de la Hongrie occidentale reçoivent les appellations de Moraves et de Slo-vaques . Les Tchèques, plus intimement mêlés les uns aux autres par les évé-nements politiques, ont depuis longtemps perdu toutes les anciennes déno-minations de peuplades, tandis que les Moraves se subdivisent en de nombreuxgroupes secondaires, ayant toujours gardé leurs vieux noms de tribus. LesIlorakes vivent principalement sur le plateau, dans le voisinage immédiat desTchèques, desquels ils se distinguent à peine. LesIIanakes peuplent, à la hase
’ Gabriel do Mnrtillct. Notes manuscrites.