HISTOIRE HE LWLLEMAGXE.
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demandent de l’art et du goût, Uni était on grand marché où se faisaientles échanges entre les produits du Nord et ceux du Midi. Un proverbe dutemps célébrait « la magnificence d’Augsbourg, le génie de Nürnberg , larichesse d Llm et le canon de Strasbourg », à l’égal de la « puissance deVenise » et donnait la domination du monde à toutes ces forces réunies 11est bien certain que la vie du monde moderne, avec toutes ses péripéties deguerres sanglantes et de progrès pacifiques, a été .singulièrement bâtée parles inventions des grandes villes libres germaniques, la découverte de lapoudre à canon et celle de l'imprimerie. Parmi toutes les gloires des na-tions, en est-il une qui puisse dépasser celle d’avoir donné au monde lepremier livre imprimé!
Les mêmes causes qui portèrent un coup fatal à Venise et aux autresrépubliques italiennes devaient également ruiner les cités commerçantes del’Allemagne du Sud. Tandis (pie les musulmans vainqueurs fermaient ducôté de l'Orient tous les chemins de l’Inde , de nouvelles voies s’ouvraient àl’Occident, à la fois vers l’Inde et vers un nouveau monde : tout l’équiiibrecommercial se trouvait changé. Pourtant les villes du midi, Augshourg,Xürnberg, Uni, essayèrent de lutter; riches en capitaux, elles établirentleurs comptoirs dans les villes du littoral océanique, à Lisbonne, Anvers etLondres ; c’est à Augsbourg qu’étaient les bailleurs de fonds pour l’entre-prise de conquête universelle dirigée par Charles Quint . Mais le momentvint où les négociants de la Souabe se virent fermer les [torts de l'Océan ;la péninsule Ibérique cessa d’appartenir à l'empereur d’Allemagne , et lesHollandais, devenus puissants à leur tour, barrèrent aux Allemands , pardes tarifs de douane, les portes du Rhin et de la Meuse .
Puis vinrent les épouvantables guerres de religion qui ramenèrent lesOermains vers la barbarie. On se fait difficilement une idée de l’effroyabledestruction d’hommes et des désastres de tout genre que causa la guerrereligieuse dite guerre de Trente Ans. Certaines contrées de la Hesse et du\àürtlemberg devinrent des solitudes complètes : des villages furent aban-donnés au milieu des broussailles, et si bien oubliés, (pie des chasseurs entrouvèrent [dus tard avec étonnement les débris. L’industrie avait péridans les villes, et dans les campagnes des populations entières avaientdésappris l’agriculture. Les [dus basses évaluations portent à plus de6 millions d’hommes, c’est-à-dire à un tiers des habitants de l’Allemagne ,les multitudes qui furent enlevées par la guerre, la peste et la famine;
Yeiiedigx Maclit ,Augsburger Praclit,Xiirnberger 117/;,
Strassburger Geschüls,
Ulmer Gehl
Gebt durcit aile Il e//.