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Livre III. L'Europe Centrale.
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el nu'me en mêlai : celle industrie esl vniimenl originale, née dans lepays; mais pendant ce siècle elle s’est graduellement développée, grâce àdes instructeurs venus dn dehors. Lutin, dans les montagnes de la forèt-A'oire comme dans les Yosges, quoique à un moindre degré, le contrastede la nature primitive et de l’industrie manufacturière la plus avancéese présente (jà et là sur le pourtour de la chaîne. Que de lois, au sortird’une somhre forêt, ou bien à l’issue d’une gorge de rochers, le voya-geur aperçoit tout à coup une vaste usine avec ses fourmilières d’ouvriersqui s’agitent, ses amas de scories, ses grandes roues et ses cheminéesfumantes !

Au nord de la brèche de l'forzhrim, les collines qui prolongent laForèt-Aoire ne forment plus qu’une chaîne d'une faillie hauteur, toujoursrevêtue de la parure des forêts. Cette rangée se termine au sud de Heidelberg par le célèbre Kdnigssluhl (Siège Royal), un des sommets les plus souventgravis par les promeneurs; mais au delà du Aeckar les roches se redressentde nouveau dans le massif de l’Odemvald, qui se trouve également dans l’axegénéral de la Forêt-A'oire. L’Odemvald, dans laquelle des élymologistes ontvoulu retrouver la « Forêt d’Odin », quoique dans les anciennes chroniqueselle soit désignée sous le nom d’Ottonewald ', se compose de deux partiesbien distinctes : à l’ouest, des sommets cristallins de granit ou de schistes,coupés abruptement du coté des plaines du Rhin et du Main ; à l’est, desassises degrés, que percent des jets de roches volcaniques, entre autres leKatzcnbuekel, et qui finissent par se confondre avec le plateau franconien .Une des montagnes du centre de l’Odemvald, encore située dans la régiongranitique, le Felsherg, esl couverte d’un chaos de pierres, d’une « mer derochers », au milieu desquels se trouvent des roches taillées d’une époqueinconnue. Dans son ensemble, la partie occidentale de l’Odemvald, dont leprincipal observatoire est le Malchen ou Melihoeus, dominant un immensehorizon de villes et de campagnes, a les aspects les plus variés : c’est unerégion de jolis coteaux el de vallons bien cultivés, de villages el de ha-meaux épars, tandis que la région orientale, plus liante, plus âpre, plusinfertile, est principalement couverte de forêts el n’a guère de villages quedans ses étroites vallées; mais quelques-uns de ces villages, composés demaisons isolées qu’entourent des jardins et des enclos, se prolongent aubord des ruisseaux en une seule rue de plusieurs kilomètres et même d’unmille allemand 2 . L’Odemvald est un pays de grande émigration : il y a unevingtaine d’années, lorsque la fièvre du déplacement agitait les populations

' Adalbcrt Daniel, Deulsddand nach seinen politisclicn und plnjsischcn Verhaltnissen.

- Bcrnhard Colla, Deutscli’amh Doden.