F0HÈÏ-N01RE, 01) EX WA EL), Sl’ESSART, TAUXUS, ÎU ASULCKEA
505
di> la Germanie, on a vu les habitants de villages entiers s’expatrier enmasse, autorités en tète.
A l’orient du Main, le Spessart est considéré géologiquement comme lacontinuation du système, de la Forêt-Noire 1 ; mais ce massif, déjà bienéloigné de la vallée; rhénane, se rattache également aux groupes de l’Alle-magne centrale où naissent les eaux de la \\eser. Au nord même de l’Oden-wald, les rangées de hauteurs sont complètement interrompues par la plainede Darmstadt et les campagnes qui bordent le cours inférieur du Main. Desmontagnes ne reparaissent qu’au nord de Francfort , de àViesbaden et deMayence, avec les pentes boisées du Taunus , revers méridional du massifschisteux à travers lequel est creusé le déiilé du lihin. Le; Taunus n’a l’as-pect d’une chaîne de montagnes que du coté de la plaine : sa longue contre-pente du nord, tournée vers la Failli, n’est qu’un pays doucement ondulé,percé çà et là de roches basaltiques auxquelles les nombreuses sources mi-nérales de la contrée semblent devoir leur existence.
De l’autre côté du ileuve, le Taunus se continue entre la Nalie et la Mo-selle par un grand plateau mont lieux et boisé, dont les roches sc composentégalement de schistes argileux et que l’on désigne dans son ensemble sousle nom vulgaire de llundsrück (Dos de Chien); mais la véritable appellationsemble être llunsrücken, dont le sens primitif est celui d’ « Arête élevée 2 ».Aucun des sommets de ce massif n’atteint pourtant la hauteur de tiOO mè-tres. Du côté de l’ouest, le plateau du llunsrücken s’abaisse à peine vers laMoselle ; il s’avance partout en promontoires que la rivière doit contournerpar de longs méandres sans même laisser sur sa rive la place nécessaire'pour un étroit sentier. A l’est, la vallée de la Aalie est aussi très-profondé-ment encaissée, et le plateau se reploie autour de ses sources pour rejoindre'les hauteurs du Palatinat bavarois, prolongement septentrional du systèmedes Vosges. Ces collines, connues eu général sous le nom de Ilarelt, n’ontl’aspect de montagnes que là où elles dominent assez brusquement la plaine,c’est-à-dire du côté oriental, au-dessus des campagnes de Landau; leurhauteur moyenne n’est que d’environ 520 mètres 5 . Elles s’abaissent peu àpeu vers le nord et sont même interrompues, à l’ouest de Kaiserslautern ,par une large dépression, qu’emplissaient autrefois les eaux d’un lac et
1 Altitudes diverses de la Foret-Noire et de son prolongement septentrional.
Feldberg.1,491 met \ Konigsstuhl. 579 met.
Brèche de Pforzheim . 251 » | Melibocus. 519 »
Kniebis. 972 » j Felsberg.517 »
Kaiserstubl. 572 » I KatzenbucLd .C28 »
- Adalberl Daniel, Deulschland, nach seinen politischen und phijsisclien Yei ltiillnissen.
5 Güinbel, Bavaria, 4" Band.