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Livre III. L'Europe Centrale.
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YERDEN, BRÈME.

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la plupart des négociants brémois dont les comptoirs sont restés dans lacité proprement dite. Quant au faubourg de la rive gauclie, il est habitésurtout par les ouvriers, les petits marchands, les marins, les jardiniers.

Ue même (pie Nantes, Rouen et presque tous les ports de rivière, Brèmea dù se compléter par des avant-ports où se trouvent les chantiers de con-struction et où s’arrêtent les navires pour y déposer ou pour y prendre leurchargement. En effet, le lleuve est obstrué de bancs qui ne permettent pasaux bâtiments d’un tirant d’eau de plus d’un mètre ou d’un mètre et demide remonter jusqu’à Brème à marée basse; même à marée haute, le chenaln’a que de J5 à 4 mètres de profondeur. Jadis les grands navires étaientobligés de mouiller au milieu de la Weser , soit devant Yegesack, ' >ville entourée de maisons de campagne des marchands brémois, soit beau-coup plus bas, devant le port de Brake, appartenant à l’Oldenburg. En 1827,la ville de Brème acheta du Hanovre , à l’endroit où la petite rivière de Geesleentre dans l’estuaire de la Weser , un lambeau de terrain de 159 hectares,et c’es’ là qu’elle fit creuser les bassins et construire les quais de son portmaritime, Bremerhafen . Les villages hanovriens du voisinage, Geestendorf,Geeslen.nnde 1 et Lelie, ont aussi pris leur part du mouvement commercialde Bremerhafen : l’ensemble de la nouvelle agglomération n’a pas moinsde 50,0Û(J habitants.

Brème est le deuxième port de l’Allemagne par le mouvement commer-cial de son estuaire et la valeur de ses échanges : elle n’a de supérieure queHambourg pour l’ensemble du trafic, et l’égale presque pour le tonnagedes navires 2 . Ses négociants, connus par leur esprit d’initiative, expédientleurs bâtiments dans les deux Amériques, dans l'extrême Orient , vers lesîles de la mer du Sud ; ils arment même des baleiniers pour la pèche dansl’océan Antarctique ; mais c’est avec les États-Unis que se fait leur plusgrand commerce, si toutefois on ne tient pas compte des échanges avecl’Union douanière allemande (Zollverein), en dehors de laquelle Brème s’estmaintenue jusqu’à ce jour. Cette ville est le port du continent d’où lesémigrants partaient naguère en plus grand nombre pour le Nouveau-Monde;en 1872, l’année où le mouvement d’émigration prit les proportions d’un

1 Mouvement maritime dans le port de Geestemi'mde en 1870 ;

Entrées. 626 navires jaugeant 209,150 tonnes

Sorties. ... . 651 » » 215,250 «

Total. 1,280 » » 422,400 »

i Flotte commerciale de Brème en 1876 : 256 navires, jaugeant ensemble 196,000 tonnes(50 navires à vapeur de 65,651) tonnes).

Flotte commerciale de la basse Weser (Brème, Prusse, Üldenburg) : 504 navires, jaugeant en-semble 280,000 tonnes.

ni.

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