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>’01'YELLK GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
comme les chaînes bordières de la Perse occidentale, la direction normaledu nord-ouest au sud-est. Sur une longueur de 1800 kilomètres, des bordsdu Kizil ouzen, dans PAzerboïdjan, aux montagnes de Bampoucht, dans leBaloutcbistan, s’aligne, sans d’autres interruptions que celles des cols etdes cluses et sans autres irrégularités que de légères inflexions de l’axe,une chaîne de montagnes qui çà et là prend un caractère vraiment alpin*Le Garghich, au sud-ouest de Kachan , et le Darbich, au sud-est, ont l’unet l’autre plus de 5500 mètres; le Cliir koub, au sud de àez.d, est un mas-sif alpestre de près de 4000 mètres, dont le dôme suprême, ressemblantpar son profil au Mont-Blanc des Alpes , est zébré de neiges jusqu’à la luide l’été et garde même quelques névés persistants 1 ; divers sommets duDjamal-Baris ou des « Monts Froids », et le cône basaltique Kouh-i-IIazar,au sud-ouest et au sud de Ivirman, dépassent 4200 mètres, d’après Oli-ver Saint-John ; le Kouh-i-Birg, sur la frontière du Baloutcbistan, atteintencore 2400 mètres. A en juger par quelques noms des pays encore malexplorés qui se trouvent dans celte partie de la Perse sud-orientale, lesmonts en seraient assez élevés : l'une des arêtes est connue par l'appel-lation de Selid koub ou « montagne Blanche » et toute une région de ceKouhislan ou « Pays des Monts » est désignée uniformément par Ba-loulches et Persans comme le Sarhad ou « Terre Froide ». Près de l’ex-trémité méridionale de cette chaîne maîtresse qui traverse l’Iran danspresque tout son diamètre, et qui, entre Kirman et Bampour, est en grandepartie composée de roches éruptives, deux cônes volcaniques, le Xauclia-dour et leBasman, ainsi que d’autres monts à cratères moins élevés, dansle pays de Narmachir, se dressent près des fiords de la cavité qui fut unemer intérieure et que remplissent aujourd’hui les salîtes du désert 2 . Oril est à remarquer que le prolongement de l’axe iranien par le Sehend iraitprécisément atteindre au nord-ouest un autre massif volcanique, celui del’Ararat. Le long de la côte méridionale, sur le golfe Persique et la merd’Arabie, on remarque des traces d’oscillations qui se rattachent peut-êtreà des phénomènes volcaniques. Le Mekran de Perse , comme celui du kha-nat de Baloutcbistan, présente de nombreux monticules qui furent des cônesd’éruptions boueuses. Au large du port de Bjask, une butte d’argile quisurgit du fond de la mer est probablement un de ces anciens volcans deboue 3 .
Les petits groupes insulaires qui s’élèvent sur le plateau, au milieu des
1 Stack, Six Monlhs in Persia.
- Pottinger, Travels in Beluochistan and Sinde.
3 A. Stifle, Quarterly Journal of ihe Geolocjical Society, 1874, vol. XXX.