MONTAGNES ET DÉSERTS DE LA PERSE
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sables et des argiles du désert, ont aussi l’orientation générale, des montspersans, celle du nord-ouest au sud-est. Cependant la plus connue de cesîles de. montagnes, le Siali kouh, qui se dresse à 150 kilomètres environde Téhéran , en plein désert, suit plutôt la direction de l’ouest à l’est : mas-sif de trapp et de trachyte, il mérite bien son nom de « montagne Noire»et contraste par les nuances foncées de ses roches supérieures avec quelquesassises crétacées de sa base. Quoique ne dépassant guère 1500 mètres parses pointes les plus élevées, il présente néanmoins un aspect grandiose,grâce à son isolement au-dessus des plaines du désert, qui dans cette régionn’a guère plus de 000 mètres d’altitude. Comme l’Elbourz , quoique à unbien moindre degré, le Siali kouh offre une remarquable opposition entrescs versants du nord et du sud : celui-ci est nu, comme brûlé, tandis queles pentes septentrionales sont, revêtues de broussailles. Aux yeux desnomades des alentours, qui viennent y faire leur provision de bois, cesmaquis paraissent de magnifiques forêts 1 * .
La vaste région de forme triangulaire qu’enferment les montagnes de laPerse n’est guère qu’un désert, — argile, sable, rochers ou sel, — parseméde rares oasis. Pour se faire une idée vraie des régions les plus habitéesdu Kborassan, il faut s’imaginer, dit Mac Gregor, « un petit cercle vertautour de chaque village indiqué sur la carte et recouvrir tout le rested’une teinte brune » s . Les espaces déserts, enfermés de tous les côtés pardes montagnes, furent certainement une mer intérieure, à l’époque oùfumaient encore les volcans qui se dressent au nord de la i ’ e. Lesstrates régulières observées par de Filippi sur les bords de l’Alivar, au sud-est de Sultanieb, prouvent que le travail de comblement s’est fait à uneépoque relativement récente. Là des couches de cailloux, de sable, d’argile,revêtues de terres végétales, sont superposées à des bancs de débris danslesquels se trouvent des restes de l’industrie humaine, os taillés, poteries,fragments de charbon végétal; sur un espace de plus de 70 kilomètres eulongueur on peut observer cette distribution des couches, preuve qu’il nes'agit point d’un remaniement d’origine récente. Ainsi le sol actuel decette région de la cavité iranienne n’existait pas encore lorsque l’homme,dont les poteries ont été transportées dans la plaine par les eaux courantes,vivait déjà sur la pente des monts environnants 3 . Ce sont les décombres del’enceinte, transportés probablement à une époque neigeuse, contemporainede l’époque glaciaire des Alpes , qui ont fini par combler en entier la médi-
1 Tietze, Mittheilungen der Geographischen Gesellschaft in Wien, 1875.
“ yarrative of a Journey through the province of Khomssan.
3 De Filippi. Kotediun Yiaggioin Persia.