PERSANS.
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de mentir » ! La franchise livrerait sans recours le paysan entre les mainsde ses oppresseurs; il s’est donc habitué de père en lils à ruser, et sou-\ent pâment ainsi à éviter la ruine : un village d'Europe où les taxesseraient levées de la même manière qu’en l’erse, serait condamné à lafamine dès la première année; mais le cultivateur iranien réussit quandmême a sustenter sa misérable vie et à labourer ses champs. Les genshabiles qui emploient leurs ta-lents non seulement à se défendre,mais aussi à faire leur chemindans le monde, deviennent fortredoutables par leur esprit d’in-trigue et leurs mensonges, mispresque toujours au service de lacupidité. Un des types les pluscommuns en Perse est celui desfouzoul, qui ne reculent devantaueu ne bassesse pour « manger » :ce sont là les individus qui seprésentent les premiers auxEuropéens comme domestiques,intendants, courriers ou simplesdonneurs de conseils, et ce sonteux qui par leurs vices contri-buent le plus à faire juger tropsévèrement leur nation 1 . D’ail-leurs, que de contrastes de l’uneà l’autre extrémité de l’Iran , entrele Talich vigoureux et brave etl’homme de Kaclian que tous méprisent comme un lâche, entre le lin Chi-razi, dont les yeux rayonnent d’intelligence, et le lourd cultivateur duMazandcran, que l’on appelle yabou comme ses chevaux de charge !
Aux premiers âges de l’histoire, le plateau d’Iran était habité dans sa partieméridionale par des Aryens, et de l’autre côté par des Mèdes, « allophylcs »touraniens ayant leur langue propre, quoique obéissant à une castearyenne comme la nation perse. I)e même le pays est encore divisé entredeux races 5 , descendant des anciennes avec plus ou moins de mélange, et la
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1 Sc.
FEMME NOBLE TERSANE.
D’après une photographie île Mme Dieulafoy.