B A K II T Y A R [. ARABES, BALOETCUES.
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Baloutchistan et qui en a gardé l’appellation ; d’après Floyer, ils sont engénéral plus grands et plus loris que ceux du Khanat et plusieurs de leursclans appartiennent à la famille des Rind ou « Braves » des frontières del’Inde; dans certains districts, ils ne sont pas moins redoutés que les Turk-mènes ne l’étaient naguère dans le Kliorassan, et parfois on a vu ces bri-gands, montés sur des chameaux rapides, qui font jusqu’à 130 kilomètrespar jour, pénétrer dans le voisinage de Birman et de Yezd ; mais ils netuent pas leurs victimes comme les Turkmènes : ils se bornent à les dé-pouiller 1 * . Parmi les tribus errantes qui parcourent les plateaux de la Perseet que l’on évalue parfois au quart, ou même au tiers de la populationtotale 1 , il en est beaucoup qui se donnent une origine arabe plus oumoins justifiée par la descendance de leurs chefs; mais, quelle que soitleur libation, ils n’en sont pas moins devenus des Iraniens par le langageet l’aspect. Tels sont les « Arabes » du district de Yeramin, au sud-estde Téhéran : leur langage est le persan de la contrée et leur type ne sedistingue point de celui de leurs voisins; les croisements ont transformépeu à peu les anciens immigrants arabes en de véritables Persans.
Turcs ou Bourdes, Arabes ou Baloutchcs, Persans même, tous lesnomades ou semi-nomades de la Perse dont la principale richesse consisteen troupeaux, et qui vivent en été dans les campements des montagnespour redescendre en hiver dans le voisinage des cités, sont compris sousl’appellation générique d’iliat ou « Familles ». Suivant les vicissitudespolitiques, leur nombre s’accroît ou diminue; lorsqu’une province souffrede la rapacité d’un gouverneur ou du passage des armées, les Iliat Chelir-Nichin qui s’étaient accoutumés à une résidence fixe et à la culture dusol abandonnent leurs villages pour reprendre leur vie errante commeSahara-Nichin ;dans les temps propices, des tribus se fixent sur les terrainsqui leur sont concédés 3 4 . Seuls les Ivaouli, Louli ou Baratcbi, qui sont lesTsiganes de la Perse et que l’on voit t;à et là campant aux abords des villes,ne changent point. S’accommodant à toutes les religions, sans en avoiraucune, habiles à dire la bonne aventure, forgerons, étameurs, fabricantsde tamis et d’ustensiles de ménage, maquignons et voleurs, ils ressemblentà leurs congénères d’Europe : c’est parmi eux que le chah fait choix deses coureurs*; on évalue à quinze mille environ le nombre des familles tsi-ganes. Quant aux Louti, ce sont à proprement parler les baladins et les