MECIIED, DEREG11EZ, KIIIYABAD.
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mettra de cultiver les pentes fertiles de Dereghez ou « Val des Tamaris » etque les campagnes de la plaine ne seront plus dévastées. Moliammedabad,Lulfabad, naguère encore de pauvres bourgades, deviendront certaine-ment d’importantes villes quand les grains, les raisins et autres fruits,les laines et les grossières étoffes des Turkmènes viendront s’y échangercontre les produits des manufactures persanes. Mais que de villes détruites,que de débris entassés dans ces régions si fertiles, cultivées autrefois parles populations laborieuses de la Margianc! Des promontoires qui s’avan-cent dans la plaine du Tedjen, on peut voir en maints endroits l’boi'izontout dentelé des ruines « innombrables « de tours et de murailles trem-blottant dans le mirage 1 * . Là et là des cités entières, avec leurs rues, leursplaces, leurs forteresses, leurs murs d’enceinte, sont restées en étal parlaitde conservation, telles qu’elles étaient au jour où elles furent abandonnées;leurs seuls habitants sont maintenant les léopards et les chacals. La grandeville de Khivabad, que Nadir-chah avait peuplée de captifs khiviens etbokhariens, est une de ces cités fantômes, que traversent hâtivement lesvoyageurs, mais où nul indigène ne prendrait un logis. Les Turkmènes quicultivent les terres de Khivabad habitent tous la plaine du Tedjen, à Ü5 et50 kilomètres au nord, mais à aucun prix ils ne consentiraient à camperdans l’intérieur de l’enceinte; pour se défendre contre un envahisseur, ilsbâtiraient plutôt une nouvelle ville à côté de l’ancienne. A l’est de Lulf-abad, le « Séjour de la Grâce », une autre ville de beaucoup antérieure,Khousrou-tepe ou le « Mont de Chosroës », est évitée de la même manière,et c’est en vain que le khan de Dereghez a voulu y établir une colonie deTurkmènes . Parmi les villes abandonnées, il en est que les habitants ontdû quitter à cause du changement de cours des rivières : c’est ainsi qu’Abi-verd, dont le nom se trouve sur presque toutes les cartes, a cessé d’exis-ter; elle est remplacée par le gros bourg de Kahka, vers lequel se dirigemaintenant l’abondante rivière de Laïn-sou*. Diverses ruines désignées parle nom de Kihch, Kal-isa ou Kalisi, — c’est-à-dire église, — témoignent del’existence d’anciennes communautés nestoriennes dans ce pays, que sedisputent maintenant les chiites iraniens et les sunnites turcomans 3 4 . Desmonticules artificiels s’élèvent de distance en distance sur les confins dudésert, de Khivabad à Sarakhs*.
Près de Moliammedabad, la capitale actuelle du Dereghez et le princi-
1 Edmond O’Donovan, The Merv Oasis.
- E. O’Donovan, ouvrage cité.
r ' O'Donovan ; - Stewart; —11. Rawlinson, Proceedings of the Geogvaphical Society, sept. 1881.
4 Yambéry ; —Lessar. hvestiya Iioussk. Geogr , Ohchtchesva, 1882.