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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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MECIIED, NICHAPOl'R.

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de Meched avec celle de Nichapour . L’escalade est difficile, et quelquefoisimpossible pour les hèles de somme, à cause des neiges qui recouvrent lesentier pendant l’hiver; mais de ces hauteurs, qui atteignent probablement5000 mètres 1 * , on descend au sud-ouest dans une des régions les plus fer-tiles et les plus pittoresques de l’Iran : les villages y sont comme perdus aumilieu des arbres fruitiers, des ruisseaux murmurent dans tous les val-lons, des cascades brillent entre les crevasses des rochers, le chemin ser-pente sur les gazons fleuris; le voyageur, habitué aux dunes, aux étenduessableuses, aux rocs, aux boues, aux argiles et aux nappes salines dessabara et des kewir, se demande avec étonnement s’il est bien dans celtePerse orientale où la végétation se montre en si rares oasis autour descités*. La capitale de cette contrée, Nicha pour (Niçabour, Nichaour), undes« paradis » iraniens, la N’içaya ou N’isæa bénie par Ormuzd , un des lieuxmystérieux où la légende grecque fait naître Dionysos , eût certainementoffert plus d’avantages que Meched comme métropole de l’Iran oriental.11m Ilaukal la mentionne, avec lierai, Merv , Balkli, comme l’une des quatrecapitales du Khorassan ; Ibn Batoula l’appelle « un petit Damas». Yacout,qui avait parcouru dans tous les sens le monde mahométan, dit n’avoirpas vu de cité « qui put lui être comparée ». Avant l’invasion de l’Iran par les Mongols, Nichapour était « la cité la plus florissante, lapins richeet la plus peuplée de la Terre , et les caravanes se donnaient rendez-^ousdans ce vestibule de l’Orient 3 . » La ruine de N’ichapour fut « le plus grandmalheur qui eut encore accablé l’Islam ». De nos jours, celte « ville royaledu Khorassan » n’est plus qu’une cité déchue, malgré la fertilité descampagnes environnantes, qui donnent d’excellents fruits, des céréales,du coton et autres denrées. Les montagnes de Binaloud, entre Meched etN’ichapour, sont très riches en roches précieuses et en veines de métal,or, argent, cuivre, étain, plomb et fer : au nord-ouest de la ville, onexploite le malachite en belles variétés; ailleurs on recueille du salpêtrepour la fabrication des poudres ; à Chandiz, non loin de Meched , des car-rières fournissent de beaux marbres d’un blanc jaunâtre, et, près deMaden, la « Mine » par excellence, se trouvent des couches de sel gemme etdes gisements de turquoises. Ces pierres, qu’on découvre dans la rocheporphyrique et dans les conglomérats, sont retirées de la gangue par unecolonie de mineurs amenée du Badakchan, le pays des rubis ; la plu-part sont associés, le travail de tous profilant à chacun ; mais il est aussi

1 Beresforil Lovett, Easlern Persia.

° Ferrier, Voyage en Perse, etc.; — Euan Smith, Easiern Persia , etc.

3 Barbier deMcynard, Dictionnaire delà Perse, par Yacout; — Cari Ri lier, Asien , vol. VIII.

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ix.