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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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ASTRARAD, GAZ, GCMICII-TEPE.

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bouchure du Gurgen, et au sud de la grande baie de Ilassan-kaleh. On saitque Gumîch-tepe, ainsi nommé parce que les chercheurs de trésors y ontfréquemment trouvé des monnaies d’argent, est considéré par les gens dupays comme l’œuvre d’Alexandre'; quoi qu’il en soit, elle se rattacheà un ensemble de travaux militaires considérable : un rempart, le KizîlAlan ou « Muraille Rouge », relie le Gumîch-tepe à un autre puissantmassif de briques, le Karasouli, et se continue jusqu’à Boudjnourd, parune triple ligne serpentine de retranchements qu’indique une série dehuttes située sur la ligne de partage entre le Gurgcn et l’Atrek; ces murs,qui défendaient les Persans du moyen âge contre les populations redoutéesdésignées sous les noms de Tadjoudj et Madjoudj, ont un déve' unenttotal de plus de ôfd) kilomètres; ils passent près d’une ancienne ville deGurgen et se terminent, vers la Caspienne , par des chaussées sur lesquelleson traverse les marais à pied sec. Le village de Gumîch-tepe, groupe dekihilkas que domine la « colline d’Argent », est un des rares campementsfixes appartenant aux Turkmènes àomoud; les habitants, presque touspécheurs, possèdent une centaine de barques et capturent à la bouche duGurgen, en prodigieuses quantités, les poissons qui leur servent à pré-parer le caviar, expédié en Russie par des négociants arméniens. Gumîch-tepe, de même que les autres campements turkmènes, se distingue desvillages persans par l’absence de fortifications. Les Turkmènes comptentsur la précision de leur tir et la force de leur bras; les Persans n’ontconfiance qu’en la hauteur et la solidité de leurs murailles.

A l’ouest d’Astrabad, quelques villes, fort misérables en comparaison dece que devraient être les marchés agricoles d’un pays aussi fertile, se suc-cèdent dans la plaine littorale du Mazanderan ; elles ne sont reliées que parde mauvais sentiers serpentant dans les broussailles ou dans les eauxmarécageuses. 11 ne reste plus guère que des pierres éparses de la chausséeque fil construire Chah-Abbas au commencement du dix-septième siècle;les muletiers en évitent avec soin les fondrières. Le même souverain avaitfait élever les palais somptueux d’Achref, à la hase et sur les premièrespentes d’un promontoire d’où l'on voit toute la haie d’Astrabad et, pardelà le cordon littoral de Potemkin et d’Achour-adé, l’immense étenduede la Caspienne . Ges palais, séparés les uns des autres par des murs etcompris dans une enceinte commune, sont très dégradés; pillés par lesbandes insurgées du cosaque Étienne Razin’, dévastés par l’incendie, puis

* Nouvelle Géographie universelle , tome VI.s Melgounov, Das südliche L'fer des Kaspischen Meeres .

IX.

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