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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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SARI, BARFROUCH, AMOL .

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village. Mais, située dans une région moins parsemée de marécages que lesautres villes du bas Mazanderan , et mieux placée pour communiquer avecTéhéran par les cols de l’Elbourz , Barfrouch est devenue pendant ce sièclela cité la plus importante de la Perse sur le littoral de la Caspienne : Fra-ser, en 1822, lui attribuait même une population supérieure à celle detoute autre cité de l’Iran . Son bazar est un des plus riches de l’Orient, etson port, situé à Meched-i-Ser, à l’embouchure de la rivière lialoul, qui sejette dans la Caspienne à une vingtaine de kilomètres au nord, est le plusanimé de la côte, malgré la difficulté des abords. Les navires jaugeant200 tonneaux mouillent à plus de 2 kilomètres au large; les négociants,presque tous arméniens, viennent charger surtout des cotons, portant enéchange des articles manufacturés en Russie . Une des villes du district,Ali-abad, au sud-est du chef-lieu, est le centre agricole des rizières, deschamps de cotonniers et de cannes à sucre. Au sud-ouest de Barfrouch, lebourg de Cheïkh-Tabrisi, sur une colline facile à défendre, rappelle l’insur-rection et le massacre des Babî : des mille défenseurs de la citadelle pas unne survécut.

Amoul ou Amol est, comme Sari, une cité historique, et la tradition enfait môme remonter la naissance à l’âge des génies et des dieux : aux tempsde Yaeout, elle était la « première ville du Tabaristan », nom que l’ondonnait alors à la province du littoral. Fa ville actuelle n’est pas située surle même emplacement que l’ancienne Amol , mais elle est bâtie en entierdes matériaux trouvés dans les ruines. Décline de sa puissance et de sonindustrie, Amol n’a plus ses fabriques de cotonnades et de lapis, mais,comme les autres cités de la « Lombardie persane »*, elle a les riches pro-ductions du jardin qui remplit toute la zone comprise entre les contre-forts de l’Elbourz et la mer; c’est à cette ville qu’aboutit la route carros-sable construite de la capitale aux plaines du Mazanderan par la valléedu Lar, à l’est du Demavend . A l’ouest, quelques villages du district sesont enrichis par l’exploitation des mines de fer, de cuivre et de plomb;mais au delà, l’espace libre au pied des montagnes est trop étroit pourque l’agriculture rudimentaire de la contrée puisse faire vivre des popula-tions nombreuses : il faut longer la côte sur une distance d’environ 250kilomètres, jusqu’au delta du Sefid roud, avant d’atteindre une autre agglo-mération rurale . Ce Kouhistan ou « Pays des Montagnes » n’a que defaibles villages et des campements de Tsiganes et d’Iliates. Vers l’extrémitéoccidentale de cette région, près du village de Sakhtesar, jaillissent les

* Ouseley; — D’Arcy Todd ; — Cari Rittcr, Asien , vol. VIII.