K A SVIN, SULTAXIE11, ZKNDJAX, TABIUZ.
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en 1667 l’illustre voyageur Thévenol. A une petite distance au nord-ouest,dans une contrée bien arrosée, l’un des « greniers » de la Perse, setrouve le gros village de Tourkmantchaï, célèbre par le traité de 1828, quicédait à la Russie les territoires d’Erivan et de Aakbitcbevan, ainsi quela domination absolue sur la Caspienne .
Tabriz (Tebriz, Tauris), la capitale de l’Azerbeïdjan et naguère la ville laplus populeuse de l’Iran , est l’ancienne Kandsag des Arméniens, fondée àla lin du quatrième siècle de l’ère vulgaire. Elle est située dans le bassindu lac d'Ourmiah , et la masse brune de ses constructions recouvre unsol légèrement incliné, au milieu d’une plaine que dominent au nord-estet à l’est des roches nues, au profil vigoureux, tandis qu’au sud s’élève lecône régulier du Seliend. Des milliers de jardins arrosés par « neuf centscanaux » entourent la ville, contrastant par leur feuillage touffu avec l’ari-dité des collines. Vue des hauteurs, Tabriz , dont la muraille n’a pas moinsde 18 kilomètres de tour et qui projette encore des faubourgs le long desroules divergentes, parait être l’une des grandes villes du globe; maisquand on a pénétré dans l’enceinte et que l’on parcourt le labyrinthedes rues fangeuses, on reconnaît sans peine qu’elle ne saurait, comme auxtemps de Chardin, se comparer aux capitales de l’Europe : à celle époque,en 1673, elle aurait eu 300 caravansérails, un bazar de la 000 bou-tiques, 230 mosquées cl 330 000 habitants. Tabriz n’a pas eu seulement,comme la plupart des autres cités persanes, à souffrir des sièges et desincendies, elle est en outre très exposée aux tremblements de terre : l’his-toire parle de cinq grandes secousses (pii la détruisirent partiellement,ensevelissant des milliers de victimes; en 1727, soixante-dix mille per-sonnes auraient été englouties ou écrasées; en 1780, le nombre des mortsaurait été de quarante mille. Ainsi s’explique la pauvreté de Tabriz en édi-lices remarquables, malgré sou antiquité, la richesse de ses négociants, lapuissance des souverains et des gouverneurs qui y résidèrent, la beautédes matériaux employés pour la construction des palais: laves, x 'ivres,marbres et faïences. Le plus lier monument, la citadelle, masse carrée de23 mètres de hauteur, paraît encore intact, mais de près on voit que soncouronnement est tombé, que le mur est fissuré de lézardes et que lesdouves sont comblées par les décombres; c’est dans les fossés de la cita-delle que fut massacré le Bab en 1848. La mosquée c bleue », jadisune merveille, qui, avec tant d’autres édifices religieux, valut à la citéson nom de « Coupole de l’Islam », s’écroula en 1780 : il n’en reste quedes piliers et les fragments d’un portail, utilisés par les voisins commeune carrière pour la construction de leurs masures. Les mosaïques dek. 32