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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

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d(' la dynastie kadjare, ruinèrent complètement la cité, ol depuis, la faminea maintes fois interrompu l’œuvre lente de la restauration. Cependant lebazar est toujours très animé et de nombreux métiers tissent eneore desétoffes de coton et de soie et fabriquent des tapis. La riche corporation despeintres n’a pas trop dégénéré depuis l’époque où des milliers d’artistesdécoraient les palais d’Abbas. Ceux-ci, malgré leur état de ruine et d’aban-don, n’en sont pas moins les plus remarquables de la Perse : c'est dansces pavillons, dans les collèges, dans les mosquées qui entourent la grandeplace ou maïdan, que le style iranien montre toute sa puissance et sonoriginalité, qu’il a su le mieux utiliser les éléments étrangers d’architec-ture, jusqu’aux toitures chinoises, pour les combiner dans un harmo-nieux ensemble 1 * 3 ; on y voit même de grandes fresques murales qui[liaison 1 par le coloris sans trop choquer par le dessin et la composition.Toutefois l’art ispanien moderne est moins pur, à la fois moins élégant etmoins noble que celui de l’époque seldjoucide et mongole, du onzième autreizième siècle*. La plupart des jardins ont été transformés en champsou en potagers et les eaux courantes, jadis distribuées en fontaines, enjets d’eau, en cascatelles, sont emprisonnées en des aqueducs au milieudes {liants de tabac ou de légumes; mais quelques-unes des allées sub-sistent, plus belles même qu’aulrefois, grâce au temps et à l’abandon.L’avenue d’environ 4 kilomètres qui mène au Zendeli rond (Zaïnda rond)ou « Pleuve de la Vie » est la gloire d’Ispahan et se termine dignement parun pont de Ô 4 arcades recouvert par une élégante galerie à jour. Plus bas,1111 autre pont, qui est aussi une merveille de construction, traverse leZendeli rond; il se continue du coté d’aval par une place dallée sous laquellepasse le ileuve pour rejaillir plus bas en s’épanchant par masses écumeusessur des degrés de marbre. Le pont supérieur rattache à la ville le grandfaubourg de Djoulfa, encore habité par les descendants desllaïkanes immi-grés au commencement du dix-septième siècle. Dans ce chef-lieu religieuxdes Arméniens orthodoxes de la Perse, de l'Inde et de l’Extrême Orient ,il ne se trouve plus que six cents familles de la nation; mais au nord-ouest,dans la vallée de. Fcridoun, liante de plus de ^oOO mètres, qui confine aupays des Bakhlyari, plusieurs villages sont entièrement peuplés d’Armé-niens; dans quelques communautés, tous les Ilaïkanes, venus de Géorgie ,se sont convertis à l’Islam , mais ils parlent encore la langue géorgienne 5 ,et les femmes, comme celles d’Erivan , ont la bouche couverte d’un ban-

1 Do Gobineau. Trois mis en Asie .

- Jane Dictilnfby, Tour du Monde, 1885; — M. llieulafoy, iïotes manuscrites.

3 lloutum Schin.ller, Zeitschrift der Gesellschaft der Erdkundc zu Berlin , 1877.