LI.NDJAII, BASA, LAR, FIROL'ZABAD, BOUCHIR.
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qui ont suivi l’une ou l’autre des routes de Chiraz à Bandar-Abbas . Lechemin du nord, qui coupe les vallées supérieures et franchit à de grandesélévations les crêtes de montagnes transversales, passe par l’antique citéde Darah, puis à Forg, entourée de dattiers, et à Taroun, plus riche encoreen fruits de toute espèce, mais située déjà dans la région basse exposée àla malaria. Une autre route passe par la haute vallée du Prcstaf, où setrouve la grande cité déchue de Fasa ou Fcsa, devenue de nos jours ungroupe de charmants villages dans une forêt de dattiers. Le chemin du sud,descendant directement au midi de Chiraz les premiers gradins du versantmaritime, se détourne ensuite au sud-est, gagne la ville de Djaroun (Ya-roun) où finit la culture de la vigne, puis traverse plusieurs arêtes decollines pour atteindre Lar : c’est l’ancienne capitale du I.aristan, rovaumequi s’étendit autrefois sur toute la région littorale, de l’ilc de Bahreïn , surla côte d’Arabie, à File de Diu, appartenant à l’IIindouslan 1 . Au seizièmesiècle, la monnaie de Lar, morceau d’argent en forme de noyau de datte,que le souverain du Laristan marquait à son nom, était le signe d’échangele plus répandu dans toute la Perse. Fn s’emparant des roules maritimes,le chah Abbas détruisit le royaume de Lar, et la ville perdit rapidementson importance; elle n’est plus même chef-lieu de province. Elle fait pour-tant un commerce assez considérable; ses habitants se vantent d’élever lesplus forts chameaux de la Perse et de récolter les meilleures dattes. Larn’a point de monuments antiques, mais Firouzabad, groupe de villagescomme Fasa, situé à moitié chemin de Chiraz à la mer dans la « régiondes Passes », est fort riche en sculptures sur roc, représentant des scènesde bataille, et en constructions antérieures à l’Islam ; un temple ruiné sedresse au sommet d’un promontoire. Celte région de l’Iran, dont Strabon vante la beauté, est en effet une des contrées les plus agréables de laPerse par la limpidité des eaux, l’éclat de la végétation, la forme superbedes montagnes ; c’est aussi le pays où se voient quelques-uns des monu-ments du style le plus pur 2 .
Bouchir ou Bandar-Bouchir, le port du golfe Persique où vient aboutirla route la plus fréquentée du plateau de l’Iran , est de création moderneAadir-chah, ambitieux de conquêtes sur mer, fit choix de cette rade, laplus rapprochée de Chiraz , pour lancer une flotte, et la ville qu’il «fondareçut le nom d’Abou-Chchr ou « Père des Cités », transformé graduel-lement en Bouchir. Elle avait été précédée par un autre centre commer-